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    February 19

    Tomb Raider Legend

     

    Alors que certains pensaient déjà à une épitaphe pour la tombe de Lara, Eidos réorganisait ses troupes en limogeant Core Design pour faire du gringue à Crystal Dynamics. La suite on la connaît. Toby Gard, le père de Lara, est rappelé à la rescousse avec pour mot d'ordre de remettre la série sur les rails de la qualité et de l'aventure avec un grand A. Cette collaboration détonante a désormais un nom, Tomb Raider Legend, et si le résultat n'est pas dénué de défauts, c'est bel et bien la satisfaction qui transparaît le plus lorsqu'on découvre cette septième aventure de Lara.

    Tomb Raider Legend

    J'avais toujours regardé en avant en laissant mon passé derrière moi pour ne voir en l'avenir que des aventures palpitantes, seul moyen pour moi d'oublier qui j'étais et ce que j'avais dû subir avant de me faire un nom dans le domaine de l'archéologie musclée. Pourtant, je savais qu'un jour, tout s'arrêterait car si j'avais vaincu des sectes sataniques, des humains se croyant plus puissants que des dieux ou le terrible Seth, que pouvais-je faire contre l'inéluctable décompte qui me rapprochait de plus en plus du royaume de la Camarde ? Je suis déjà morte une fois, on m'a ressuscité pour me replonger par la suite dans un abîme sans fond dont personne ne pensait me voir ressurgir... Les fous. J'ai bravé mille dangers, mille raisons d'abandonner et il était dit que ma légende renaîtrait là où tout avait commencé. Je n'ai pas plus de pouvoirs surnaturels que d'ailes dans le dos. Je ne suis pas un ange surgi des ténèbres, je suis juste une femme et s'il faut affronter des souvenirs d'enfance qui se sont mués en sentiments haineux alors je ferai front et transpercerai de ma volonté tout assaillant qui se dressera devant moi. Je suis Lara Croft et me voici de retour.

    Test Tomb Raider Legend Xbox 360 - Screenshot 32Les cavernes et autres temples reviennent au centre de cet épisode.

    Un Tomb Raider pour les attirer tous et dans l'aventure les lier. Telle pourrait être la maxime de ce Tomb Raider Legend qui arrive à point nommé pour éviter que mademoiselle Croft ne sombre dans l'oubli le plus total. Bien que L'Ange Des Ténèbres ait trouvé son public, Eidos s'est davantage fait l'écho de l'échec critique de cet opus en abandonnant Core Design au profit de Crystal Dynamics. Inutile de dire que cette nouvelle fut accueillie avec autant d'enthousiasme que de perplexité malgré la renommée de ce studio de développement. En effet, le fait d'avoir réalisé de façon brillante la série des Soul Reaver est une chose mais créer un Tomb Raider en est une autre. Pas de panique messieurs dames, ces questionnements sont légitimes et c'est pourquoi nous vous proposons un atout de choix, Toby Gard. Ce joker, subrepticement sorti de l'outre-Manche de l'éditeur, fut un bon moyen de rassurer les fans de la première heure d'autant qu'en parallèle on nous annonçait un retour aux sources synonyme d'un surplus d'exotisme et d'une d'aventure collant beaucoup mieux aux premiers Tomb Raider qu'au dernier segment en date, plus sombre et urbain, il est vrai.

    Test Tomb Raider Legend Xbox 360 - Screenshot 33Les phases contextuelles sont surtout là pour accentuer le côté cinématographique du jeu.

    Récapitulons, le sieur Toby, le papa de Raziel, un retour en arrière censé nous ramener aux fondements même de la saga. Oui, la formule semble bonne sur le papier mais quand est-il une fois la console allumée ? Rien de moins que la matérialisation sincère et talentueuse de l'espoir de voir à nouveau Lara courir, sauter, nager et bondir telle un félidé agressif et sans pitié. La tigresse est là et bien là et avec elle le plaisir d'assister à une véritable renaissance, celle qu'on espérait tous depuis Tomb Raider IV. Bien entendu, il serait naïf de penser que le jeu est parfait de bout en bout mais comme nous le verrons plus bas, les quelques écueils émaillant la surface de Legend sont vite gommés par une vraie volonté d'aller de l'avant aussi bien dans le fond, qui exploite la mythologie Tomb Raider, que dans la forme qui est parfois indissociable du 7ème art auquel les cadrages et le dynamise de certains plans doivent beaucoup. Sur ce point, on pourra d'ailleurs s'amuser à dénicher toutes les références cinématographiques qui vont de True Lies au M:i-2 de John Woo. Mais l'influence du cinéma ne s'arrête pas à quelques hommages puisque cet épisode fait la jonction avec les deux films de Tomb Raider en utilisant la réplique exacte du manoir desdits longs-métrages. Ce choix permet à la série de se moderniser en affublant Lara de gadgets plus high-tech et surtout d'amis avec qui elle sera en relation directe tout au long de ses escapades par le biais d'un transmetteur. Pas de doute, le temps où la miss ne pouvait compter que sur elle-même est révolu et c'est maintenant en équipe qu'elle organisera ses randonnées pédestres. Au passage, on signalera également qu'on retrouve ce bon vieux Winston ainsi que le dénommé Zip (doublé par Omar) aperçu dans la dernière mission de Tomb Raider V.

    Test Tomb Raider Legend Xbox 360 - Screenshot 34Lors des gun-fights, vous pourrez faire exploser plusieurs éléments en appuyant sur le bouton adéquat.

    Si on se penche sur l'aventure en elle-même, on se rend compte qu'il est désormais acquis que la série se doit d'être plus accessible. Terminées les phases de plates-formes qu'on recommençait une dizaine de fois, out les architectures complexes de niveaux, bye bye les prises de tête pour savoir quand sauvegarder. Tout a été fait dans Legend pour que le joueur soit à l'aise. Ainsi, il est quasiment impossible de manquer un saut, les énigmes peuvent être résolues plus facilement grâce à un module d'analyse (qui nous renseigne sur les objets qu'on peut pousser, tirer, etc) et le niveau de difficulté influe simplement sur notre résistance face aux balles. Le jeu gagne en intensité (le tout ressemblant parfois aux James Bond d'Electronic Arts) mais perd énormément en durée de vie puisqu'il vous faudra 8 heures pour le terminer la première fois, à moins que vous ne vous arrêtiez pour admirer les magnifiques décors qui nous feront voyager de la Bolivie au Perou, du Japon en Afrique... A ce sujet, signalons que le mélange action/aventure est bien équilibré, les gunfights démentiels (et une fois de plus très EAesques) succédant à des phases de plates-formes saupoudrées d'énigmes. Par contre, on regrettera une IA des ennemis qui va du meilleur, lorsqu'ils ramassent une de nos grenades pour nous la balancer, au pire, en ne bougeant pas d'un iota alors qu'on est a deux mètres d'eux. Cependant, ces affrontements sont parsemés d'explosions en rafale et le fait de pouvoir tirer sur plusieurs éléments du décor ou d'utiliser des armes sur pied accentue encore un peu plus le côté furieux de ces joutes. Les phases en véhicules sont également présentes mais ressemblent plus à un hommage qu'autre chose. Ainsi, seules les motos et un autre véhicule pour le moins incongru dont nous ne parlerons pas ici, sont au rendez-vous et nous donnent l'occasion d'assister à des courses-poursuites plutôt réussies bien que manquant un peu de pêche.

    Test Tomb Raider Legend Xbox 360 - Screenshot 35Le bloc : outil indispensable de toute aventurière qui désire de sortir de situations désespérées.

    Revenons maintenant sur les énigmes et les phases de plates-formes. Autant vous dire tout de suite que vous ne resterez jamais bloqués plus de cinq minutes vu que la partie réflexion se résume à sa plus simple expression si vous utilisez votre module d'analyse. A part ça, je dois avouer que le level design, mettant à profit l'environnement pour concevoir des défis bien pensés, est inspiré. De plus, n'oubliez pas que votre grappin magnétique sera souvent au centre des énigmes puisque cet item vous servira à vous balancer au-dessus du vide, à tirer certains objets, à avancer, etc. Bien sûr, on retrouve toujours les blocs, ou boules, à pousser afin de bloquer ou activer des mécanismes. D'ailleurs, on saluera l'innovation à ce niveau-là puisqu'on peut maintenant manipuler ces objets à 360°. C'est un coup à prendre mais on s'y fait assez facilement. Et les plates-formes dans tout ça ? Eh bien, elles sont présentes et vous devrez une fois de plus sauter comme une diablesse pour atteindre des endroits improbables, effectuer des roulades pour éviter des lasers, grimper à des lianes, des corniches et que sais-je encore. En parlant de ça, sachez que vous pourrez réaliser ses dernières actions ou plus ou moins rapidement en tapotant sur une touche. La grosse différence avec les autres Tomb Raider est que le tout est bien plus assisté. Il est quasiment impossible de louper un saut vu qu'on nous laisse une bonne marge de manoeuvre et les phases nous demandant des réflexes surhumains ne sont plus. A leur place, on a droit à des "passages contextuels" durant lesquels il faudra appuyer au bon moment sur une touche pour ne pas finir écrasé. Dommage que le tout soit sans grand intérêt (hormis d'un point de vue visuel) et moins ingénieux que dans Resident Evil 4 où la combinaison de touches pouvait varier d'un essai à l'autre pour franchir une même séquence.

    Test Tomb Raider Legend Xbox 360 - Screenshot 36Les points de passage sont légion mais on aurait apprécié un système de sauvegarde un peu plus ingénieux.

    Dans tout ça, le gameplay est bien plus souple que par le passé et si on se demande encore pourquoi Crystal Dynamics a jugé bon de laisser tomber la jauge de sprint, on a droit à une jouabilité plus ouverte, plus d'actualité qui reprend des idées de jeux comme Prince Of Persia, God Of War ou James Bond : Quitte Ou Double. La frustration vient par contre de temps de chargements longuets (de 15 à 20 secondes à chaque fois qu'on doit recommencer un passage) et d'un système de sauvegarde mal étudié. De fait, si on trouve une kyrielle de checkpoint, il est idiot d'avoir opté pour des sauvegardes se déclenchant automatiquement quand on passe à un endroit T qui peuvent induire en erreur lorsqu'on cherche son chemin en pensant être sur la bonne voie. La bonne nouvelle vient de la caméra (qu'on peut déplacer manuellement) et de la visibilité globale qui reste bonne malgré certains problèmes en intérieur où l'objectif peut se bloquer. Précisons aussi que les combats profitent d'un lock afin d'aligner plus facilement les cibles ainsi que d'icônes au-dessus d'éléments destructibles, histoire de défourailler plus facilement telle une valkyrie enragée. En outre, il est possible de profiter d'une vue rapprochée pour viser plus précisément et à l'image de PoP ou King Kong, un effet de ralenti aux teintes sépia embellira des mises à mort fort élégantes. Stylisé à l'extrême et étudié pour convenir à un large public, Tomb Raider Legend remplit son office en recentrant le débat autour d'une ambiance aventureuse tout en offrant quelques morceaux de bravoure à la belle anglaise. On appréciera ou non la facilité d'ensemble ainsi que les quelques ellipses narratives ou de progression mais au final, c'est bel et bien la détermination des développeurs à aller de l'avant qui ressort le plus et rien que pour ça, le titre de Crystal mérite le respect.

     

    Test Drive Unlimited

     

    Longtemps retardé, Test Drive Unlimited lâche enfin les chevaux et nous dévoile un univers jusqu'alors très peu utilisé par les développeurs de jeux de courses. TDU comme on l'appelle fréquemment tente le pari osé d'incorporer des notions de MMO et de GTA-Like au milieu de courses classiques se déroulant sur l'archipel de Hawaï. Un lieu qui mêle habilement verdure et bitume pour ce qui s'annonce comme la simulation de la vie d'un amateur de belles carrosseries.

    Test Drive Unlimited

    Bienvenue à Oahu, une île se situant sur l'archipel de Hawaï. Vous êtes un jeune homme au compte en banque bien garni et débarquez en ce lieu habité par de réels furieux de conduite sportive. Grâce aux 200 000 dollars dont vous disposez, votre premier objectif va être d'acheter une maison équipée d'un garage assez spacieux pour accueillir quelques-unes de vos futures acquisitions. Bizarrement, vous êtes venu sans véhicule et devez en louer un pour parcourir les impressionnants 1 800 km² (1500 km de routes) qui ne demandent qu'à être découverts un à un. Votre objectif, on ne le connaît pas explicitement. Mais vous êtes là et allez profiter de l'environnement et de la présence d'une vingtaine de constructeurs de voitures et motos aussi luxueuses que sportives pour vous imposer comme une légende vivante. Mais n'allez pas croire que vous ne ferez que narguer les forces de l'ordre dans le jeu, vous aurez aussi à prendre soin de votre image (acheter des habits, modifier son visage) et à investir dans de nombreux biens immobiliers jusqu'à ce que Oahu devienne votre jardin privé. On s'attache, il est temps de faire parler vos multiples talents de pilote.

    Test Test Drive Unlimited Xbox 360 - Screenshot 489Si la garde-robe de votre personnage est limitée au début, il ne tient qu'à vous de la garnir grâces aux boutiques.

    Test Drive Unlimited reprend un concept qu'Electronic Arts a souvent utilisé pour ses Need For Speed : celui de la balade en ville. A chaque virée, vous avez carte blanche pour visiter et revisiter les moindres recoins de l'île, sans pression aucune et sans réelle obligation. Evidemment, ce n'est pas ce qui vous fera avancer, le but est donc d'entrer rapidement dans le vif du sujet et de prendre part à un maximum de courses. Qu'elles se déroulent par checkpoints, en contre-la-montre, en face-à-face, à quatre, six ou huit, l'objectif reste le même : décrocher la première place ou le meilleur temps pour encaisser un peu d'argent destiné à être utilisé aussi vite qu'il a été gagné. Votre véhicule est votre gagne-pain. Il sert également à accomplir des missions diverses qui pourront consister à emballer des top-modèles en leur montrant votre manière de caresser le volant, à convoyer un bolide d'une agence vers son locataire (et vice versa), à jouer les coursiers ou à affoler les radars disposés ça et là, prêts à immortaliser la moindre de vos vitesses de pointe qui dépasseront régulièrement 300 km/h. Même les auto-stoppeurs feront appel à votre rapidité pour voguer d'un bout à l'autre de l'île. Enfin, ayez bien conscience que vous n'êtes pas le seul pilote chevronné ici. En ce sens, vous pouvez, en croisant un spécimen de votre genre, lancer des défis à quiconque se sentira capable de vous tenir tête.

    Test Test Drive Unlimited Xbox 360 - Screenshot 490Petit tour chez le concessionnaire pour s'offrir un plaisir. Prenez le temps de l'essayer avant de l'acheter.

    Votre progression sera ponctuée par quelques visites chez les concessionnaires où vous aurez la liberté de monter dans le véhicule de votre choix, d'écouter son rugissement ou même de partir l'essayer brièvement. En plus de sa couleur, vous aurez aussi le loisir de choisir ses jantes et le ton d'intérieur selon la gamme de choix disponibles. Bien sûr, vous aurez accès à ses performances et pourrez ainsi mûrement réfléchir avant de jeter votre dévolu sur la monture offrant le meilleur rapport qualité/prix. Quoi qu'il arrive, les constructeurs sont nombreux et possèdent généralement des véhicules (on en compte 125 au total) au prix et à la classe variables, s'adaptant ainsi à votre budget et permettant de trouver celui qui vous donnera accès à telle ou telle course ou mission. D'autant que toutes les plus grandes marques ou presque sont au rendez-vous. Pour ne citer qu'elles, sachez que l'on retrouve Alfa-Roméo, Aston Martin, Audi, Chevrolet, Dodge, Ferrari, Fiat, Ford, Jaguar, Lamborghini, Lotus, Maserati, Mazda, Mercedes, Nissan, Volkswagen (liste non exhaustive). Les motos (essentiellement des Kawasaki) possèdent elles-aussi quelques vendeurs même s'ils sont beaucoup plus rares.

    Test Test Drive Unlimited Xbox 360 - Screenshot 491Les vues intérieures changent du tout au tout en fonction du modèle que vous conduisez. Elles sont très jolies.

    Parlons maintenant de l'excellent GPS qui accompagne le jeu. Alors qu'on aurait pu l'anticiper comme un gadget, celui-ci s'avère un outil indispensable et un repère dans lequel vous passerez de longues minutes. D'une précision diabolique, il vous guidera là où vous le souhaitez en schématisant votre parcours de la même façon que le fait un géopositionnement par satellite réel. Le plus impressionnant est qu'il dispose de quatre niveaux de zoom ultra précis et entièrement fonctionnels. Il pourra également filtrer le type d'informations à afficher afin d'être le plus lisible possible en évitant de surcharger inutilement l'écran. Cerise sur le gâteau, la voix qui vous guide est délicieuse et parfaitement audible même lorsque vous atteignez un haut régime. C'est sans aucun doute le point le plus sympa du jeu surtout lorsque l'on se rend compte que chaque bâtiment et chaque arbre (ou presque) est représenté sur la carte. Une carte qui illustre largement l'immensité de l'aire de jeu, à tel point qu'il vous faudra approximativement deux heures réelles pour en faire le tour ! A ce titre, les trajets sont parfois vraiment trop longs et se transforment en véritables supplices lorsqu'ils dépassent la trentaine de kilomètres.

    Test Test Drive Unlimited Xbox 360 - Screenshot 492Le ciel et quelques effets de lumières sont particulièrement bien réussis à certains moments de la journée.

    Niveau gameplay, le jeu se base sur une conduite largement arcade, qui séduira d'abord les habitués des NFS même si quelques notions de simulation viennent atténuer la ressemblance. Il est en effet possible d'activer ou de désactiver certaines aides au pilotage, ce qui conviendra au plus grand nombre. Malheureusement, la conduite contient son lot de points noirs. Le premier d'entre-eux est l'impression de vitesse peu présente, même en vue intérieure à plus de 300 km/h. Le flou exagéré sur chacun des côtés du champ de vision du pilote n'y fera rien, on ne s'y croit pas. Le second est sans doute plus un problème de manette que de jeu puisque le pad 360, bien que très ergonomique et franchement plaisant à utiliser, ne fait pas des merveilles à partir du moment où l'on est forcé d'utiliser le stick analogique pour diriger les véhicules. Trop rigide, celui-ci ôte de la précision au pilotage. La moindre pression peut vous entrainer au carton ou vous sauver la mise. En parlant de carton, notez que seuls les véhicules des civils subissent des déformations sur leurs carrosseries. Notre monture restera impeccable, quelle que soit la gravité de l'accident. Si l'on passera l'éponge là-dessus, on sera un peu plus sévère avec la façon qu'a notre engin de rebondir contre les barrières de sécurité, les arbres ou les panneaux. Chaque collision entraîne ce type de réactions peu crédibles. Dommage.

    Test Test Drive Unlimited Xbox 360 - Screenshot 493Voilà l'immense île sur laquelle vous allez devoir faire vos classes. Bon courage pour les trajets de 50 kilomètres...

    Rassurez-vous, la conduite possède tout de même quelques atouts intéressants. D'abord, ses vues, au nombre de cinq, toutes très jouables. Mention spéciale à la vue intérieure sublime et incroyablement réaliste (certaines disposent d'une réplique fonctionnelle du GPS). En plus de pouvoir regarder sur les côtés, on peut régler la hauteur et l'avancement de son siège pour un confort optimal. Moins utile mais plus drôle, on peut aussi monter et baisser ses vitres... Dernier détail sympathique, retournez-vous en vue intérieure et vous n'aurez pas un panorama ras le bitume comme on en voit souvent dans d'autres jeux, mais bien un aperçu de l'habitacle et du pare-brise arrière. Là aussi, la vue est fonctionnelle, au même titre que les rétroviseurs intérieurs et extérieurs. La beauté de cette caméra intérieure n'enlève rien aux autres car admirer son bolide en vue extérieure est un régal, tant la modélisation est soignée et détaillée (n'hésitez pas à abuser du mode photo). Malheureusement, le constat graphique n'est pas dénué de tout reproches. La verdure notamment souffre de textures parfois assez vilaines et on note des baisses de framerate assez gênantes.

    Test Test Drive Unlimited Xbox 360 - Screenshot 494Allez zou ! La vendeuse et vous allez faire une petite virée pour essayer ce qui sera peut-être votre futur bijou.

    Abordons un autre point, la police. Si celle-ci se moque éperdument de vos excès de vitesse répétitifs (même si vous passez à 300 km/h à côté d'une voiture en patrouille...), elle ne laissera pas passer les carambolages que vous provoquez. L'indice de recherche est représenté par trois niveaux distincts. S'il est assez aisé de semer les forces de l'ordre lorsque l'indice est inférieur à 2, il sera beaucoup plus délicat de le faire s'il est de 3. Malgré une IA à la limite du ridicule (les voitures de police se rentrent allègrement dedans et vous ouvrent parfois involontairement les barrages routiers !!), les fanas de sirènes et de "rangez-vous immédiatement sur le côté !" ne vous lâcheront pas d'une semelle. S'ils ne tentent que très rarement les queues de poissons, ils profitent du fait que vous êtes stoppé net à chaque collision pour vous verbaliser (gentiment, en venant frapper à votre vitre et en vous présentant le PV) et vous amputer de plusieurs dizaines de milliers de dollars en fonction de votre résistance et entêtement. Les concurrents, eux, sont déjà plus malins même s'il leur arrive fréquemment de se planter dans le décor. En fait, l'IA manque globalement d'aggressivité et tend à rendre les courses trop banales, d'autant que les tracés sont régulièrement composés de trop nombreuses lignes droites.

    Test Test Drive Unlimited Xbox 360 - Screenshot 495Vous êtes ici chez vous. C'est de là que vous pourrez accéder à quelques statistiques ou infos.

    Mais Test Drive Unlimited, c'est aussi et surtout un mode Online et une communauté de joueurs. Celui-ci permet de rallonger la durée de vie et de pousser les limites de la difficulté à son paroxysme. En effet, en plus de pouvoir participer à des courses et des défis déjà créés, vous avez la liberté de proposer à tout joueur Online de prendre part à l'une de vos créations via l'accès au "Drive-In". A vous de choisir la difficulté et le type de voiture concerné. A vous aussi de fixer le montant du droit à l'entrée (qui ira bien évidemment dans votre poche) et celui de la récompense en cas de record battu ou de première place décrochée. Evidemment, vous aussi, pouvez relever des défis à votre tour, ce qui est parfois un excellent moyen de garnir son compte en banque tant les sommes mises en jeu peuvent s'avérer considérables. Il faut cependant posséder un véhicule déjà très puissant, vous vous en doutez bien. Enfin, le Online propose aux joueurs de s'identifier par groupe à l'aide de la création de clubs. Ceux-ci seront composés de membres issus de votre liste d'amis et vous pourrez ainsi participer à des tournois et des réunions privées, orchestrées par une sorte de chef de bande, fixant seul les règles à respecter. Chaque club possède son bâtiment, illustration de son existence. Logiquement, ce sont les compétitions interclubs qui pimenteront les parties, d'autant que vous ne pouvez faire partie que d'un seul club, il faut donc choisir le bon et se donner les moyens, en côtoyant des joueurs expérimentés, de dominer l'île de Test Drive Unlimited. Notez pour en terminer avec le Live, qu'un marché d'occasion s'y trouve et permet de réduire les coûts d'achat d'un côté et de se débarrasser des voitures non utilisées de l'autre.

    Test Test Drive Unlimited Xbox 360 - Screenshot 496Le ton des sièges et de l'intérieur de la voiture peut être modifié à votre guise, fan de couleurs flashies ou non.

    Que dire de Test Drive Unlimited et du boulot du binôme Atari/Eden Games ? Que le pari est réussi si l'on considère que le jeu innove et prend tout de même certains risques dans le genre qui est le sien. Accessible, assez complet et disposant d'un multijoueur (Online uniquement) pouvant accueillir jusqu'à 8 personnes, il est bâti sur des bases solides et attractives. En revanche, l'IA pas folichonne, l'inégalité de la réalisation graphique et les voyages interminables au début de la partie en reculeront plus d'un. A essayer avant d'acheter.

     

    Rumble Roses XX

     

    Malgré un premier opus loin d'avoir connu un succès faramineux, que ce soit au niveau critique ou au niveau des joueurs eux-mêmes, Rumbles Roses nous fait le grand honneur de revenir nous mettre son tas d'énormes poitrines sous le nez, sans honte aucune. Et comme ils sont malins chez Konami, ils ont camouflé tout ce petit monde sous le couvert d'un jeu de catch. Au moins, de ce point de vue là, DOA Xtreme Beach Volleyball assumait son statut et n'essayait pas de brouiller les pistes. Mais bon, comme certains titres ont tendance à se bonifier avec l'âge, gardons espoir. Un soft avec une sadomasochiste déguisée en Catwoman ne peut pas être totalement mauvais.

    Rumble Roses XX

    Dès les premières secondes, Rumble Roses XX donne le ton. Vous serez donc assailli de jeunes demoiselles peu vêtues, folâtrant sur des rings illuminés et poussant des cris de rage d'une voix fluette. Une entrée en matière surprenante et qui pousserait peut être à rire si seulement toute cette farandole n'était pas du premier degré qui tache. Néanmoins, guidé par ces femmes sculpturales tout de polygones vêtues, vous pénétrerez sans mal dans le corps du jeu, attiré par le fait de pouvoir vous-même créer votre héroïne rêvée, afin de la faire participer à des rixes relativement violentes. Outre le fait d'avoir l'occasion dérangeante de donner corps à vos fantasmes de manière assez clinique (détermination de la largeur des hanches, tour de poitrine, épaisseur des cuisses et des jambes, etc.), cette phase de préparation s'avère toutefois très précise et vous permettra véritablement de "modeler" un personnage suffisamment original. Une fois un nom donné à votre guerrière et un costume, de mauvais goût, choisi, à vous les joies de la prise du sommeil chère à Undertaker. Néanmoins, sachez que vous pourrez très bien opter pour l'une des catcheuses déjà existantes, dont la plupart sont issues du premier opus. Vous retrouverez donc avec plaisir l'infirmière de choc et sa petite blouse serrée ainsi que la demoiselle arborant une tenue de diablotin en cuir. Bref du grand spectacle ouvertement provocant, qui semble empiéter quelque peu sur le fond réel du soft.

    Test Rumble Roses XX Xbox 360 - Screenshot 311Oh ben alors ! Qu'est-ce que tu fais à l'envers toi ? Décidément les jeunes...

    En effet si on ne peut décemment se lever, morale au poing, dans le but de crier au scandale étant donné que le titre trouvera toujours son public qui n'est pas à blâmer, il est tout de même plus embêtant de se rendre compte que son seul atout profond reste ce côté sulfureux. Car lorsque l'on se plonge vraiment dans les strates du gameplay et des principes ludiques, il est aisé de rester sur sa faim. Vous noterez évidemment une amélioration de l'interface par rapport au précédent opus, rendant le tout mieux finalisé, plus attirant, mais aucune leçon n'a été clairement tirée. Rumble Roses, à l'époque, manquait cruellement de modes de jeu et ne parvenait pas à s'élever du marasme ambiant. Malheureusement, on retombe dans une problématique similaire avec cette suite un tantinet risquée. Si l'on se base sur le nombre de destinations accessibles sur la carte servant de menu principal, il semble que la profusion soit de rigueur. Mais ce n'est qu'une façade. Dans un premier temps, vous trouverez les principaux lieux axés sur les affrontements, comme le ring de Red Valley, la zone de combat haute perchée de l'environnement Gratte-Ciel, la "scène" de l'Arène, le macadam inhérent à la Rue ou pour finir, les plages de la Station des Iles. Cinq destinations assez peu exotiques, correspondant dans la majeure partie des cas à un gameplay spécifique. Si on excepte ceux de l'immeuble, de la vallée et de l'arène, laissant voir des pugilats classiques, les environnements urbains et maritimes apportent leur lot de nouveauté.

    Test Rumble Roses XX Xbox 360 - Screenshot 312La nouvelle idole des rings de la Lozère !

    Sachez donc que le combat de rue ne tient pas du tout compte de la gestion de la soumission ou du décompte successif à une prise particulière. Non, dans ce cas présent, vous aurez bien plus à faire à un soft de combat classique, avec la présence d'une barre de vie tout ce qu'il y a de plus habituelle. Le but est alors de frapper votre opposant afin de vider sa jauge de santé en essayant de remporter deux rounds sur les trois proposés. Un principe assez basique mais qui peut valoir pour son aspect immédiat et relativement fun à court terme. Ne plus être soumis aux blocages de membres divers est une bouffée d'air frais qui ne se refuse pas. Même si la jouabilité n'est pas vraiment adaptée à ce mode, car trop imprécise. L'autre versant, sur l'île, se nomme Partie de la Reine. Ici, si le système de base (le catch) n'évolue pas, c'est plutôt la conclusion des rencontres qui varie. Effectivement, vous pourrez, avec le début du match, configurer ce que devra faire la perdante. Une somme de petits défis débiles mais assez rigolos, allant de la danse de la samba au plongeon dans la piscine en passant par les "poses mimi" permettant aux jeunes filles de susciter une admiration enfantine. Très léger, ce mode fait preuve d'un second degré davantage mis en avant, creusant pratiquement une rupture avec le reste du jeu bien plus sérieux dans le côté voyeurisme soft. D'autant qu'en avançant dans les divers duels proposés vous pourrez débloquer de nombreuses petites choses inutiles mais bien évidemment indispensables, comme 17 tenues supplémentaires, 20 maillots de bains, 30 artworks visibles dans le musée, ou encore 31 poses de victoires et ustensiles.

    Test Rumble Roses XX Xbox 360 - Screenshot 313Une belle manoeuvre dans ce combat incluant forcément une écolière japonaise fort... gentille

    Il faudra toutefois pour cela dépasser les nombreuses conditions relatives au différents modes listés ci-dessus. En effet, chaque combat se verra assujetti à une condition aléatoire et particulière, comme par exemple vous obliger à affronter deux adversaires en étant seul, ou bien participer à une rixe à quatre guerrières se battant chacune pour sa survie. Des variations que vous pourrez toutes retrouver bien évidemment dans le mode Exhibition qui n'a jamais porté aussi bien son nom. Le dépit commence à poindre dès ce moment où l'on se rend compte avec frayeur que la seule présence d'une pseudo évolution se résume à l'envie de débloquer de nouvelles combattantes pour les admirer en pleine séance de prises plus ou moins orientées. Un manque de profondeur qui pourrait s'excuser si seulement le jeu était réussi dans tous les autres domaines, ce qui n'est pas le cas. Autant le système de prises reste très accessible et intuitif, laissant libre cours à un dynamisme étonnant, autant le principe de contres demeure perfectible de par sa trop grande précision. Il vous faudra d'innombrables combats pour penser maîtriser cette technique qui réserve jusqu'au bout des surprises assez désagréables. En revanche, la gestion de la "fatigue" au gré des coups reçus, ou encore le travail en binôme avec sa coéquipière s'avèrent bien mis en place et laisse suffisamment de liberté pour s'amuser sans heurts. Une veine de "fun" qui devient plus nette avec l'arrivée d'attaques spéciales de diverses sortes, pouvant uniquement se déclencher lorsque votre barre de force est à son maximum et d'une possibilité d'humiliation assez perverse mais joviale. Quelques accès sympathiques qui ne font pourtant pas oublier la carence de prises différentes et les errances de la prise en main, notamment lors des phases basées sur la distribution de coups directs. Comme dans le cas du premier opus, Rumble Roses XX aurait pu aisément être un jeu réussi, mais il manque bien trop de consistance pour s'imposer. Sincèrement amusant quelques heures mais vite lassant et surfant facilement sur son côté racoleur, le titre de Konami s'arrête dans les cordes. Pour mieux repartir ? Rien n'est moins sûr.

     
     
     

    Quake 4

     

    Quake 4 rejoint les rangs des FPS Xbox 360 mais éprouve bien des difficultés. Simple copier-coller de la version PC, ce portage n'en a pas les qualités graphiques. Les deux étant identiques, seul le dernier paragraphe de l'article est ici spécifique à cette version Xbox 360, à sa technique, son multijoueur et son disque bonus. Pour information, en raison de soucis techniques, les screenshots pris à partir d'une console dite "standard" ne rendent pas compte de la qualité réelle du jeu.

    Quake 4

    "C'est Doom Of Duty, non ?" C'est à peu près ce que je me suis dit la première fois que j'ai vu tourner Quake 4 à l'E3. Un sentiment qui ne m'a jamais vraiment quitté. Se déroulant à la suite des événements de Quake 2, le quatrième volet de cette série au scénario peu constant vous place dans les charentaises spatiales du space marine Kane, jeune recrue partie combattre la menace Strogg sur leur bien nommée planète : Stroggos (tada !). Puisque Activison a sciemment et massivement pourri le seul retournement scénaristique du jeu, je peux déjà vous expliquer qu'après environ 3 heures de pratique vous aurez la joie d'assister à votre propre transformation en Strogg. Une séquence particulièrement amusante bien qu'un tantinet gore au terme de laquelle le jeune héros se verra partiellement stroggifié. Comprenez qu'on lui ôtera quelques parties organiques de son petit corps musculeux pour les remplacer par des substituts mécaniques graisseux et surtout d'une atroce couleur orange, ce qui, entre nous, est tout de même le plus affreux dans tout ça. Outre l'intérêt dramatique indéniable de la scène, la chose a également pour avantage de vous offrir l'accès à certaines technologies des Stroggs, essentiellement leurs terminaux de contrôle, ce qui vous donnera la possibilité d'ouvrir des portes jusque-là verrouillées. Et ça tombe bien, parce que Quake 4, c'est avant tout une grande histoire de portes, et de couloirs aussi un peu. Beaucoup en fait.

    Test Quake 4 Xbox 360 - Screenshot 8Les explosions sont impressionantes et maisse admirer la gestion des particules.

    Inutile de chercher, Quake 4 est ce qui se fait de plus classique dans le genre, un titre parfaitement linéaire ponctué d'objectifs évoluant toutes les 5 minutes et qui sont autant de carottes servant de prétextes gratuits à la progression. Va là-bas, sors d'ici, escorte l'ingénieur, reste en vie, et "où qu'il l'ingénieur ? Tu l'as oublié dans le bidule retourne le chercher imbécile"... Un véritable simulateur d'esclaves qui vous contraindra d'ailleurs à faire quelques allers et retours bien pesants. Tout ça au milieu d'environnements plus variés que ceux de Doom 3 mais tout aussi linéaires. Certes, on trouve quelques séquences en extérieur, mais la claustrophobie reste néanmoins de rigueur avec une succession de couloirs et de portes coulissantes débouchant sur une nouvelle succession de couloirs et de portes coulissantes. Des portes qui parfois, et pour une raison qu'on ne s'explique pas, ne s'ouvrent qu'une fois qu'on a tué tout ce qui est en vie. On se dira alors que si le jeu ne mise pas sur l'usage des neurones, c'est qu'il entend bien assurer le spectacle et l'ambiance, et offrir une action digne de ce nom. Vous avez joué à Doom 3 ? Bien, alors ajoutez quelques soldats alliés qui vous suivent de temps en temps et augmentez le nombre d'ennemis, vous aurez une vision assez proche de ce que peut être Quake 4. Une sorte de Call Of Duty de l'espace qui mise sur une flopée de scripts et de petites scènes fort banales. Car Quake 4 ne nous épargne aucun des poncifs poussifs du genre. Or, si un "poncif poussif" est une belle allitération en "sif", ce n'est pas ce qui se fait de mieux pour mettre un jeu en scène. En dehors de la stroggification, dont le secret est depuis longtemps éventé, on assiste à un étalage de séquences de jeu prévisibles. Trop souvent on se prend à lâcher un soupir, un de ceux qui veulent dire "rah non pas ça... ah ben si ça". Ou bien on peste contre des longueurs, des scènes de parlotte qui durent et s'éternisent, sans parler des traversées de couloirs sombres au bout desquels on sait pertinemment que l'on va se faire allumer. Quake 4 est aussi prévisible que la fin d'un téléfilm romantique du dimanche sur M6. De la part des créateurs du FPS, on attendait mieux.

    Test Quake 4 Xbox 360 - Screenshot 9Observation 1 : le strogg saigne.

    Alors il nous faut nous tourner vers l'action qui fort heureusement, quand elle se lance, a le bon goût d'être assez nerveuse et plutôt sympathique pour qui aime le style "rentre dedans". Les Stroggs ne sont certes pas très futés, mais ils sont solides et opposent une résistance coriace. On peut réellement retirer un certain fun dans la fureur qui peut parfois se déchaîner. Mais là encore, rien n'est parfait. Je l'ai dit, des longueurs se glissent souvent entre deux phases de combat, des moments au cours desquels on fonce droit en se disant qu'on finira bien par atteindre la prochaine phase un peu intense. De plus, ici aussi la banalité s'installe, les armes sont classiques, pas très nombreuses et se voient souvent toutes dominées par une mitrailleuse disposant d'une lampe torche incorporée. Oui, dans Quake 4 aussi, il fait tout noir, mais dans Quake 4, les spaces marines ne se fournissent pas chez LIDL, ils ont des lampes sur leur flingues eux. Bref... Alors comme pour éviter de trop ressembler à un jeu standardisé de 1995, id Software et Raven ont eu recours à deux petits artifices visant à donner une pointe d'originalité, deux éléments qu'ils ont puisé dans la mode actuelle, ce qui fait que du coup, ça n'a rien d'original : les équipiers et les véhicules. En ce qui concerne les premiers, n'espérez pas donner des ordres, simplement, fréquemment, vous devrez agir en compagnie des membres de votre escouade. Des boulets la plupart du temps dont la spécialité est de se planter sur votre route et de mettre un temps fou à comprendre qu'ils dérangent. Les véhicules pour leur part sont tout bêtement ratés. Peu maniables et d'un intérêt discutable, certains passages à leur bord ne sont pas sans rappeler les pires moments de l'hydroglisseur d'Half-Life 2, tout un programme.

    Test Quake 4 Xbox 360 - Screenshot 10Quake 2 : le retour !

    Si sur PC, Quake 4 profitait d'un moteur 3D au poil, sur Xbox 360, les choses n'en vont pas de même. On réalise rapidement que les textures ont été revues à la baisse, ne se montrant pas à la hauteur des attentes sur une telle console. Mais c'est principalement le frame-rate qui s'avère source de mécontentement avec un taux d'images/seconde pas bien élevé et assez capricieux, n'hésitant pas à chuter dès que l'action commence à s'exciter un peu trop. Les éclairages dynamiques, en revanche, ont su conserver leur qualité. Quant au multijoueur, si l'on pouvait déjà lui reprocher son manque d'originalité sur PC, il faut en plus constater que sur Xbox 360, le nombre de participants a été divisé par deux, passant de 16 à 8. L'intensité se maintient, mais on ne peut que regretter un tel choix. Enfin, les collectionneurs sauront apprécier la présence d'un disque bonus contenant diverses vidéos, dont un making of, et surtout la version complète de Quake 2. Voilà une excellente idée, mais au final on a du mal à se demander si on ne passera pas plus de temps sur Q2 que sur son descendant.

     

    Phantasy Star Universe

     

    Bien avant Xenogears et ses théories philosophiques ou Star Ocean et ses scenarii aux ambitions pharaoniques, Phantasy Star avait déjà opté pour un univers science-fictionnel afin de se démarquer de ses petits camarades. RPG de son état, la saga a progressivement opté pour du simili MMORPG au détriment du mode offline qui fit finalement office de contenu additionnel sans grande saveur. De fait, Phantasy Star Universe était attendu au tournant sachant que la Sonic Team avait annoncé une véritable aventure solo en parallèle du mode online. Après quelques heures de jeu, le résultat est sans appel.

    Phantasy Star Universe

    Tenter d'amorcer un nouveau virage pour revenir aux sources est toujours une bonne idée si tant est que le tout se fasse avec douceur, clairvoyance et talent. Ainsi, Phantasy Star Universe peut-être vu comme un épisode de luxe sachant qu'en plus d'une aventure online pouvant être jouée avec cinq amis, le titre comprend un mode solo composé de 12 chapitres. Bonne nouvelle d'autant qu'on nous annonce un véritable scénario et une durée de vie de 50 heures. Seulement voilà, le problème est que la Sonic Team semble avoir réalisé bourde sur bourde en ne pensant absolument à rien et en se contentant de copier/coller les mécanismes et la structure du mode online forcément inadaptés à un mode solo. Ainsi, si Cyber Connect nous avait déjà démontrer avec la première quadrilogie Dot Hack qu'il était très difficile de simuler une ambiance et un gameplay de MMORPG, Phantasy Star Universe nous confirme le tout grâce à une oeuvre bâtarde, elle-même située entre le Dungeon RPG et le MMO.

    Test Phantasy Star Universe Xbox 360 - Screenshot 54Malgré le lock, les combats sont souvent illisibles.

    Tout commence à la manière d'un RPG type avec la présentation du héros, Ethan Weber, flanqué d'une petite soeur qui le suit partout. Si les premières minutes se déroulent dans la joie et l'allégresse, très vite, le chaos se met en place avec une attaque de Seeds (créatures ayant quelques liens de parenté avec les EMS de Final Fantasy X) qui réduit à néant la station spatiale où habitent nos jeunes compagnons qui se verront dès lors séparés. Excellente raison pour commencer à jouer et en apprendre un peu plus sur le gameplay. Tout d'abord, il faut savoir que le mode solo de Phantasy Star Universe n'est finalement qu'un Dungeon-RPG découpé en plusieurs niveaux. D'ailleurs, à la fin de chacun d'entre eux, un artwork fera office de transition avant que le générique du jeu ne serve d'ouverture au nouvel acte. Dans l'absolu, l'impression d'assister à une série TV est assez originale mais de l'autre, l'immersion en prend un sacré coup. Au final, on se fiche très rapidement du sort du héros qui devient de plus en plus insupportable à mesure que le temps passe. Notez que ce désintéressement est également dû à une progression très lente, une impressionnante mollesse dans la mise en scène et des missions qui se ressemblent toutes.

    Test Phantasy Star Universe Xbox 360 - Screenshot 55L'éditeur de personnages du mode online est assez limité.

    Pourtant, de prime abord, le jeu ne semble pas si catastrophique que cela même si l'aspect Dungeon RPG implique une aventure linéaire à souhait. On ne sera donc pas étonné de revenir à la station spatiale décrite plus haut pour acheter divers objets, upgrader ses armes et choisir sa prochaine mission qui pourra vous mener sur trois planètes différentes. Comme je le disais plus avant, le chapitrage du jeu inclut une répétition dans le processus narratif. De fait, en tant que jeune membre des Guardians (une sorte de milice composée de bons Samaritains faisant régner la paix dans la galaxie), vous débuterez chaque niveau dans votre chambrette, que vous pourrez d'ailleurs personnaliser selon votre goût en achetant divers accessoires dans les boutiques de la galerie commerciale. Pete, votre robot personnel, vous donnera quelques renseignements sur la situation, vos nouveaux objectifs et vous permettra aussi de synthétiser des objets pour peu que vous possédiez les cartes de synthèse ainsi que les éléments requis. Une fois sorti de votre garçonnière, vous pourrez vaquer à vos occupations en effectuant quelques emplettes, en réalisant des missions libres pour booster vos statistiques ou en allant à l'essentiel afin de faire avancer l'histoire.

    Test Phantasy Star Universe Xbox 360 - Screenshot 56Pete vous permettra de synthétiser des objets, armures ou armes.

    La plupart du temps, vous serez donc obligé de vous rendre dans le QG des Guardians pour savoir ce qu'on attend de vous puis de partir sur une planète où vous pourrez retrouver vos compagnons afin de former un groupe de quatre personnages qui se fera un plaisir de partir au combat. La suite ne sera qu'une succession de zones qu'il vous faudra passer tout en éliminant moult adversaires qui vous rapporteront deniers et pass, ces derniers étant indispensables pour ouvrir certaines portes. Peu engageant, je vous l'accorde, mais après tout c'est le lot quotidien de beaucoup de Dungeon-RPG. Cependant, le vrai problème de Phantasy Star Universe n'est pas tant dans son orientation que sa jouabilité vieillotte et ses multiples erreurs de gameplay. Pour commencer, si on forme un groupe de combattants avant chaque mission, il est impossible de donner le plus petit ordre aux deux NPC qui nous accompagnent. Frustrant surtout que nos camarades font souvent preuve d'une stupidité à toute épreuve en restant bloqués dans le décor, en ne bougeant pas d'un pouce ou en frappant avec quatre plombes de retard.

    Test Phantasy Star Universe Xbox 360 - Screenshot 57La vue subjective ne sert à rien sinon à vous énerver quand elle est requise pour des "énigmes" d'un autre temps.

    En parlant de ça, comment ne pas fustiger les combats chaotiques et désespérément mous ? En somme, si Ethan frappe plus ou moins vite en fonction de l'arme choisie (à laquelle vous pouvez rattacher des techniques spéciales), on a toujours cette sensation d'immobilisme qui nuit gravement aux affrontements. On pourra aussi rajouter des bulles de dialogue (réminiscence du mode online) apparaissant au-dessus de la tête de nos compagnons et qui ont la désagréable habitude d'alourdir l'écran tout en rendant l'action illisible. On a beau pouvoir locker les ennemis, ceci ne résout pas tout surtout lorsqu'on combat plusieurs adversaires en même temps. Pourtant, tout n'est pas complètement noir, surtout en ce qui concerne le nombre d'armes à disposition ou les différentes classes de personnages. Partant de là, c'est en fonction de la classe choisie (Ranger, Hunter, Force, etc.) que vous pourrez utiliser plus ou moins d'armes tels des pistolets, une épée, un sabre, des dagues. Ensuite, plus vous manierez une arme plus son niveau augmentera, tout comme vos propres statistiques ou la classe de personnage. Cependant, on notera une progression de classe laborieuse, ceci nous obligeant une fois encore à leveler comme un dingue pour obtenir des personnages résistants. A ce propos, je vous conseille vivement de faire un peu d'EXP dès le départ si vous ne voulez pas subir d'amères désillusions à partir du chapitre 4.

    Test Phantasy Star Universe Xbox 360 - Screenshot 58Des dialogues toujours percutants !

    Pour rester dans les problèmes rencontrés, on signalera aussi des idées farfelues qui nous obligent à effectuer d'incessants allers-retours dans un menu d'inventaire afin de prendre une paire de lunettes pour dénicher des objets invisibles, de la retirer puis de prendre une arme pour détruire lesdits objets. Tout simplement incroyable surtout que ce souci aurait pu être réglé avec les gâchettes droite et gauche qui sont sous-exploitées. Enfin, on se demande encore pourquoi Sega a opté pour une police si petite puisqu'on a bien du mal à déchiffrer les textes à l'écran, ceci étant encore plus vrai sur une TV HD. Pour terminer, on lâchera quelques mots sur le online dans lequel il est possible de former des groupes de six héros. Comme d'habitude, vous devrez choisir votre race (Humans, Newmans, Casts ou Beats), créer votre avatar, vous trouver des camarades de jeu et ensuite choisir votre type de mission, principale ou libre. Si le tout est plus convivial que le mode solo on se lasse assez vite du manque de diversité dans les objectifs ou dans les stratégies à mettre en place lors d'un combat. De plus sur la trentaine de serveurs mondiaux dispos, seul un est actuellement occupé mais la qualité de la connexion semble plutôt bonne. Bref, si le online constitue le "point fort" de Phantasy Star Universe, c'est loin d'être la panacée pour un ennui qui semble nous guetter à chaque connexion. De plus, il faut savoir qu'en parallèle de votre abonnement Internet, vous devrez acheter une licence de Guardian (pour un prix de 9.99 euros par mois), qui expirera si vous n'y jouez pas pendant trois mois. Non vraiment, chapeau Sega ! En somme, la meilleure solution dans le cas présent est d'éteindre notre modem, de ranger le jeu dans sa boîte et d'attendre patiemment les prochaines productions de Mistwalker

     

    Perfect Dark Zero

     
     

    Quel lourd héritage pèse sur Perfect Dark Zero, descendant de l'illustre Perfect Dark qui a laissé son empreinte dans l'histoire du FPS sur consoles. Après une attente interminable et un développement romanesque, Rare livre enfin son bébé. Mais celui qui était annoncé comme le Halo de la Xbox 360 est bien loin de toucher sa cible.

    Perfect Dark Zero

    Il y a de nombreuses lunes déjà (près de 10 ans), Rare a marqué à jamais l'histoire des shooters sur console, sans doute là où on s'y attendait le moins, sur N64. Avec Perfect Dark et après Goldeneye, le développeur prouvait qu'il était possible de faire des FPS jouables au pad et aptes à séduire les adeptes de la souris. Longuement attendue, la suite de Perfect Dark n'aura pas trouvé son chemin vers les bacs sans difficultés. Démarré sur GameCube, son développement a ensuite dû être transposé sur Xbox avant de finalement atterrir sur Xbox 360. Une histoire complexe qui n'est pas sans conséquences dramatiques sur le jeu.

    Test Perfect Dark Zero Xbox 360 - Screenshot 96Dans la série : des boss bien lourds.

    Comme son nom le laisse entendre, Perfect Dark Zero explore le passé de Joanna Dark, alors qu'elle n'était encore qu'une jeune mercenaire oeuvrant en compagnie de son père. De ses premières missions à la vendetta qu'elle mène contre dataDyne pour venger la mort de son paternel et en passant par sa rencontre avec Carrington de l'institut du même nom, c'est tout son parcours qu'on nous propose de découvrir à travers cette "prequel". Un parcours malheureusement obscurci par un scénario maladroitement narré. Si les cinématiques sont nombreuses, elles n'en sont pas moins confuses, mises en scène de manière poussive et au service d'une trame décousue, à la fois difficile à suivre et peu habile dans sa façon d'introduire les niveaux. Se prendre d'intérêt pour le scénario vous guette autant que de prendre une Xbox 360 sur la tête et il faut bien admettre qu'on a rapidement le sentiment de vivre une aventure qui ne tient que par de grosses ficelles. Un raccommodage qui fait tache à l'heure où les FPS tiennent de plus en plus à la fluidité de leurs enchaînements. Les dialogues parfois ridicules ne feront d'ailleurs qu'ajouter à cette pesante narration.

    Test Perfect Dark Zero Xbox 360 - Screenshot 97Certains niveaux sont superbes.

    Voilà qui est bien dommage car l'univers de Perfect Dark méritait sans doute mieux. Le fan devra alors se rabattre sur le gameplay et une fois de plus constater les dégâts. Clairement, passer son temps à changer la technologie de son jeu pour l'adapter à de nouvelles plates-formes n'a pas laissé à Rare celui de s'adapter à l'évolution des FPS. Perfect Dark a 5 ans de retard, peut-être même 10. Si la confusion règne dans le scénario, les choses sont pires encore dans le jeu. A croire que celui-ci a lui-même du mal à savoir ce qu'il attend du joueur. Si l'infiltration semble vivement conseillée à certaines occasions, notamment par vos propres alliés, force est de constater que jouer cette carte ne fonctionne pas. La moindre erreur à ce niveau s'avère fatale et généralement, on se trouve contraint d'abandonner toute velléité de discrétion en moins de deux. Au moindre pas de travers, l'alerte est donnée et c'est toute une armée qui vous tombe dessus dans la demi-seconde, sans qu'il soit possible de rétablir la situation. Il faut dire que Joanna n'est pas vraiment taillée pour l'infiltration, ne sachant guère que se déplacer accroupie et c'est tout. Ceux qui tiennent absolument à éviter les ennuis en seront quittes pour tenter leur chance avec les nombreux passages alternatifs qui permettent de contourner les menaces, mais ce serait reculer pour mieux sauter.

    Test Perfect Dark Zero Xbox 360 - Screenshot 98Le rendu de ce filtre n'est pas vilain, en mouvement en tout cas.

    D'une manière ou d'une autre, c'est dans l'action qu'on finira, et après quelques déconvenues furtives, on a tôt fait d'apprendre à ne pas écouter les peu judicieux conseils prodigués par Chandra, la fille qui raconte n'importe quoi dans le micro-casque. Alors, on va au contact, franchement. L'une des premières pensées qui vient à l'esprit quand on affronte une bande d'hostiles dans Perfect Dark Zero, peut se résumer comme suit : "mais c'est quoi cette bande de larves ?". Supposé être un fer de lance de la nouvelle génération, le jeu de Rare fait la brillante démonstration d'une I.A. absolument minable. A se demander si les ennemis du jeu original n'étaient pas moins stupides. Uniquement capables de foncer sur vous sans même prendre la peine de baisser la tête, ces sagouins sont en plus résistants comme le roc. C'est souvent tout un chargeur qu'il faut vider pour se débarrasser d'un seul (!) ennemi. Et inutile de préciser qu'ils sont rarement seuls. Noyé sous une mare d'adversaires, le joueur n'a d'autre choix que de tourner virer en faisant feu dans toutes les directions. On notera d'ailleurs que le fait d'être à des centaines de mètres de distance n'effraie pas nos amis les méchants qui vous allumeront de plus belle. Une façon touchante de renouer avec ce plaisant sentiment qu'on croyait disparu des FPS modernes, celui de se faire toucher mais de ne jamais savoir d'où les coups tombent. Evidemment, ce tableau ne serait pas complet si en plus d'avoir besoin de tirer 10 fois sur un ennemi avant de le tuer, on ne précisait pas qu'il faut un temps incroyablement long à Joanna pour recharger son arme et qu'en dépit du côté arcade du jeu, si vous ne relâchez pas la gâchette, cette gourde continue à tirer sans refaire le plein.

    Test Perfect Dark Zero Xbox 360 - Screenshot 99Certes, elle n'est pas à son avantage, mais avouez qu'il est difficile de nouer un lien avec elle.

    En pleine débâcle, le pauvre joueur va souffrir. On peut féliciter Rare sur ce point, les niveaux sont longs, très longs. Seulement ils ne comptent qu'un seul checkpoint et aucun kit de santé. Pour survivre, il faut donc savoir se ménager car Joanna peut encaisser quelques impacts et voir sa jauge de vie se restaurer. Mais n'étant pas immortelle, elle devra pourtant subir un certain nombre de dégâts permanents qu'il ne sera pas possible de soigner. Et c'est là que l'on comprend que les niveaux sont finalement trop longs : quand on meurt comme une buse et qu'il faut tout recommencer depuis le début ou le milieu (mais dans ce cas en perdant toutes les armes et munitions acquises, super !).

    Test Perfect Dark Zero Xbox 360 - Screenshot 100Le tir secondaire projette un hologramme pouvant servir de leurre.

    De la confusion, on en trouve encore ailleurs, dans le level et le game design. Perfect Dark Zero, c'est beaucoup de temps passé à tenter de comprendre ce qu'on doit faire, et où. Réduits à leur plus simple expression, les objectifs sont souvent incompréhensibles et ne comptez pas sur qui que ce soit pour vous filer des indices salutaires, vous éclairant sur la marche à suivre. Avec en plus un level design fouilli, on rame sec pour parvenir à trouver son chemin et finalement saisir ce qu'il nous incombe de faire. On comprend mieux maintenant pourquoi Rare a jugé bon de guider le joueur par un système de grosses flèches apparaissant au bout de quelques minutes d'errance. Autant l'avouer, on se voit souvent dans l'obligation d'attendre leurs venues avant de pouvoir poursuivre, la chose étant le meilleur moyen de s'éviter bien des pas inutiles.

    Test Perfect Dark Zero Xbox 360 - Screenshot 101Quelques passages en véhicules assez moyens.

    Cependant, tout n'est pas bon à jeter dans Perfect Dark Zero. L'imposant arsenal tenu à notre disposition a par exemple de quoi séduire. On retrouvera d'ailleurs avec joie quelques-unes des armes originales de Perfect Dark comme le laptop gun qui peut se transformer en tourelle autonome. Ainsi, chacune des armes possède un tir secondaire qui lui est propre, du bête lance-grenade au projecteur holographique diffusant une Joanna plus vraie que nature. Dommage que le niveau embryonnaire de l'I.A. rende la chose parfaitement caduque. On peut également apprécier la diversité des missions avec quelques traits lumineux comme la protection du père de Jo évoluant au sol pendant que notre fusil de snipe lui offre une couverture. Mais encore une fois : l'intérêt est vite gâché par la lourdeur du gameplay et de l'I.A. La diversité, on la trouve aussi dans le design des niveaux qui ont le bon goût de ne pas se ressembler, mais le mauvais goût d'être souvent architecturalement peu inspirés, à quelques exceptions près. Bref, de-ci de-là se dégagent quelques qualités qui peuvent nous attirer quelques temps et même nous faire prendre un peu de plaisir dans un jeu qui n'est pas sans rappeler des souvenirs aux vieux de la veille ayant connu le jeu original. Le temps de réaliser à quel point le monde du FPS évolue vite sans doute, et que les références d'antan doivent rester ce qu'elles sont : de glorieuses reliques du passé.

    Test Perfect Dark Zero Xbox 360 - Screenshot 102L'I.A., en provenance directe des années disco.

    Il restera encore le multijoueur pour tenter de redresser la barre, avec en premier lieu le mode coopératif dans lequel deux joueurs peuvent s'entraider sur les niveaux solos. Par ailleurs, c'est à 32 participants que l'on pourra se mettre sur la tête dans des modes hélas un peu simplistes, du CTF, du deathmatch ou encore un mode Assaut pas déplaisant, mais banal. Une fois de plus, Rare déçoit sur un point où l'on attendait bien plus de leur part.

    Dinowan, le 05 décembre 2005

     


    NHL 2K6

     

    Il est temps d'enfiler les gants et le casque, de se munir de sa crosse favorite et de faire son entrée sur des patinoires de NHL à l'ambiance surchauffée. 2K Games étant un peu passé à côté de son NBA 2K6, on espère une seule chose, c'est que la franchise de hockey parvienne à redresser la barre avec un nouveau volet particulièrement attendu qui misera beaucoup sur ses acquis pour continuer à marquer des points avant que le gong ne retentisse.

    NHL 2K6

    Comme de nombreuses simulations sportives, NHL 2K6 souffre d'un syndrome, le syndrome du "le jeu est bon, on ne change rien". Les premiers symptômes apparaissent dans le menu principal où l'on retrouve à peu de choses près le même contenu que dans son aîné. Ensuite, c'est en jouant quelques minutes qu'on se rend compte que rien n'a fondamentalement changé et qu'on n'aura pas le plaisir de découvrir de réelles innovations rendant le gameplay plus attractif et intuitif. Enfin, c'est après avoir remporté un championnat ou quelques tournois que l'on se demande si le jeu en valait bien la chandelle... Quel discours négatif me direz-vous ! Ne vois-je pas les points forts indéniables de cette simulation offrant un réel plaisir de jeu où la technique et la tactique ont un rôle primordial ? Bien sûr que si mais lorsqu'une série prend de l'ampleur, qu'elle s'améliore d'année en année, on a tendance à devenir de plus en plus exigeant en terme de nouveautés et il faut avouer que l'on reste un peu sur notre faim sur ce coup-là... Et pourtant, malgré cela, NHL 2K6 est un bon, voire très bon jeu...

    Test NHL 2K6 Xbox 360 - Screenshot 20De nombreuses patinoires sont disponibles, d'autant qu'on en débloque au fur et à mesure du jeu.

    Des nouveautés, il y en a tout de même quelques-unes. On commencera avec le nouveau système de passes qui permet au joueur d'être plus précis dans sa transmission de palet. Nommé "Contrôle Pro", ce dernier est particulièrement fiable lorsque plusieurs solutions de passes s'offrent à nous. Il suffit alors d'appuyer sur le stick analogique droit lorsqu'on possède le palet pour que des icônes représentant les quatre touches de couleurs de la manette apparaissent sous chacun de nos coéquipiers. Vous l'aurez compris, une simple pression sur la touche adéquate permet de faire une passe immédiate et d'une précision diabolique. Ce nouveau système comprend également des mouvements spéciaux visant à faire vivre le palet. En jouant avec le stick analogique, on peut effectuer des lobs, protéger le palet ou effectuer des dumps, à droite, comme à gauche. La protection de la rondelle est vraiment utile lorsque l'on attaque seul et qu'il faut attendre que nos chers collègues daignent vouloir venir nous épauler devant la cage adverse. C'est en effet un des points noirs de l'IA, il faut sans cesse demander du soutien, soutien qui n'arrive que trop rarement rapidement. Pour éviter de s'arracher les cheveux, entrent alors en jeu les solutions proposées par le "coaching en direct".

    Test NHL 2K6 Xbox 360 - Screenshot 21L'effet de flou n'est pas très convaincant...

    Ce coaching en direct, parlons-en. A l'aide des touches directionnelles, on peut choisir la stratégie offensive et défensive de l'équipe. Que vous souhaitiez demander du soutien, effectuer un pressing offensif ou gêner la vision du gardien adverse, il suffira d'une pression pour que vos partenaires s'exécutent. Idéal donc pour compenser leur manque récurrent de réaction. Malheureusement, les nouveautés en terme de gameplay n'iront pas plus loin, on n'en recense aucune autre. C'est donc un peu juste et surtout pas très novateur mais les fans de NHL devront s'en contenter. Au niveau des modes de jeu, on note l'apparition de quelques mini-jeux sympa mais très lassants et qui ne vous occuperont sans doute guère plus de quelques minutes. Pourtant, Take 2 a mis la dose puisqu'on en compte un grand nombre, 18 au total. Parmi eux, des courses de vitesse, des captures de drapeaux ou autres casse-briques. Les idées ne manquent pas mais ces mini-jeux se ressemblent tous plus ou moins et n'auront qu'un léger intérêt en multijoueur puisqu'on peut s'affronter jusqu'à quatre.

    Test NHL 2K6 Xbox 360 - Screenshot 22La Xbox 360 est très loin de surclasser sa grande soeur graphiquement.

    Malgré ce manque de renouvellement, on ne peut qu'être satisfait de la durée de vie proposée. Regardez plutôt : match amical, saison, franchise, tournoi, match de dream-team, mini-jeux. C'est tout ce qu'il vous faudra parcourir pour prétendre avoir fait le tour de ce NHL 2k6. Ajoutez à cela une rubrique bonus permettant de débloquer tout un tas d'options comme du hockey sur lac, des équipes classiques, des joueurs aux grosses têtes ou sans casque. De plus, on a la possibilité d'entrée de jeu d'effectuer des séances de tirs au but ou de jouer dans une mini-patinoire. N'omettons pas qu'en plus des équipes engagées en NHL, on dispose de quatre équipes all-star, de seize sélections nationales et de près de soixante équipes classiques (dont certaines sont à débloquer, comme mentionné plus haut). Un éditeur de joueur est aussi de la partie, comme c'est régulièrement le cas dans ce genre de franchise. Cerise sur le gâteau, le mode Online qui accueille jusqu'à 8 joueurs afin de prolonger le plaisir contre des joueurs issus du monde entier. Cette énumération n'a qu'un seul but, vous prouver que NHL 2K6 est le titre sportif le plus complet du moment, rien n'a été oublié, pas même la possibilité de créer ses propres compétitions, qu'elles concernent la NHL ou les équipes nationales. Le jeu étant très réaliste, doté d'une excellente animation et procurant un plaisir de jeu non négligeable, on sera forcé de lui pardonner son faible nombre de nouveautés

     

    Need For Speed Most Wanted

    Ce nouveau volet de la série des Need For Speed porte bien son nom. Comme c'était le cas avec ses prédécesseurs, le titre du jeu en dit long sur l'ambiance qui va régner autour de l'histoire. Cette fois, l'objectif est simple : provoquer, défier et montrer à tout le monde qu'il n'existe qu'un roi de la piste : vous. Pour cela, il va falloir s'amuser avec les forces de l'ordre, les ridiculiser jusqu'à devenir le pilote le plus recherché de la police locale. Ensuite, à vous de battre tous les membres de la "Liste noire" et de grimper en haut de l'échelle pour ne plus en bouger...

    Need For Speed Most Wanted

    Most Wanted, s'il est dans la continuité de son prédécesseur effectue tout de même un petit retour aux sources. En effet, ceux qui louaient les premiers épisodes de la série pour les poursuites infernales et interminables avec les forces de l'ordre auront certainement le bonheur de retrouver ces sensations puisque ces courses-poursuites ont un rôle vraiment important ici. De plus, l'environnement a également sacrément changé, l'univers de la nuit accompagné de nombreuses lumières ayant laissé sa place à une ambiance automnale avec des décors peu éclairés. Cette fois, on se retrouve en plein jour, ce qui accentue la difficulté à passer outre les contrôles de police. Malgré tout, on remarque que le trafic de la ville de Rockport n'est pas très dense, ce qui est tout de même surprenant même si la majeure partie des axes routiers sont de grandes nationales. On a donc une impression étrange, celle d'évoluer dans une région à moitié morte et en manque de vie. Mais finalement, quel endroit pourrait mieux se prêter à des courses de Need For Speed que celui-ci ?

    Test Need For Speed Most Wanted Xbox 360 - Screenshot 30Graphiquement, cette version Xbox 360 est très proche de la version PC.

    Need For Speed Most Wanted propose 3 modes de jeu : le mode carrière, les courses simples et les défis. Chacun a de vrais atouts pour tenir le joueur en haleine et le tout parvient à déboucher sur une durée de vie franchement honorable. Plusieurs types de courses sont disponibles : circuit (course classique avec un nombre de tours à boucler le 1er), drag (reprenant le système de dragsters où il faut passer les vitesses au bon moment pour finir devant sans exploser le moteur), élimination directe (à la fin de chaque tour, le dernier à passer la ligne est éliminé), photo radar (on passe devant une succession de radars, le joueur ayant cumulé les plus grandes vitesses sort vainqueur), sprint (pas de tours, il faut rallier un point A à un point B) et contre-la-montre (il faut passer des points de contrôle pour glaner des secondes supplémentaires). En plus de cela, on compte plus de 60 défis qui se débloquent au fur et à mesure et qui mettent régulièrement l'accent sur des poursuites avec la police. Mais le plus intéressant est bien évidemment le mode carrière. Celui-ci vous propose de défier un à un les membres de la fameuse "Liste Noire". Elle est composée des pilotes ayant accumulé le plus d'infractions possibles et battu le plus grand nombre d'adversaires au 1 contre 1. Le leader répond au nom de Razor. Le but est donc de défier chacun de ces fous du volant en prenant la liste par le bas pour remonter jusqu'à celui qui se dit être le meilleur pilote de la ville.

    Test Need For Speed Most Wanted Xbox 360 - Screenshot 31Dans ce mode de jeu, il faut cumuler les meilleures vitesses de pointe relevées devant les radars.

    Seulement, avant d'avoir l'honneur de se mesurer à ce gratin de la conduite dangereuse, il faut faire ses preuves. On doit donc parcourir la ville à l'aide de notre GPS pour montrer qu'on est digne d'affronter le membre numéro 15, puis le 14 etc. Grâce à une progression totalement libre, on navigue entre notre planque, les lieux de défis et les boutiques spécialisées dans l'ajout de pièces mécaniques et de toutes sortes de décorations extérieures pour personnaliser notre bolide. Pour avoir accès à ces dernières, il faut avoir une certaine réputation, et donc avoir réussi un minimum de défis. La liste est la même que celle énumérée plus haut, la seule différence est qu'on gagne bien sûr de jolies sommes d'argent. Lors de poursuites avec la police, si l'on fait durer le plaisir, qu'on percute beaucoup de voitures et que l'on crée des accidents en tout genre, la prime finale en sera nettement grandie. Il faut donc faire preuve de toupet et de provocation pour se faire une place au soleil. Après avoir battu notre premier adversaire, on a le choix entre plusieurs récompenses : d'un côté, on peut débloquer des améliorations qui deviennent disponibles en magasin, et de l'autre choisir une récompense aléatoire qui pourra être une somme d'argent, un pass pour sortir de prison en cas d'arrestation ou la carte grise du pilote que l'on a écarté. Ces dernières osnt intéressantes au début du jeu, lorsque nos moyens financiers sont limités.

    Test Need For Speed Most Wanted Xbox 360 - Screenshot 32De tels sauts ne se réalisent pas souvent sur les tracés de Rockport.

    Pour savoir tout de notre situation, on est régulièrement contacté par les personnes (notamment Josie Maran alias Mia) qui nous ont aidé à entrer dans le cercle fermé des pilotes chevronnés. Elles nous envoient des SMS et des messages vocaux pour nous informer de l'avancement de notre réputation et pour nous indiquer la marche à suivre pour impressionner les membres de la liste noire. Cette interaction n'est pas la seule puisque l'on a accès aux fichiers de la police de Rockport où l'on prend connaissance de notre relevé d'infractions, casier judiciaire de la route. Ici on retrouve toutes nos infractions, allant des excès de vitesse au nombre de véhicules de police percutés en passant par la somme que doit payer l'état pour réparer les dégâts qu'on laisse sur notre passage. De plus, un classement est établi pour chacune des infractions et il est donc aisé de savoir où l'on se situe dans la hiérarchie. Enfin, un didacticiel nous présente les aspects de chaque défi et les petites combines pour semer les forces de l'ordre. Il existe par exemple des lieux où l'on peut se cacher pour leur échapper et même des endroits représentés par des icônes sur la carte qui nous sert de repère pour pouvoir stopper net une course-poursuite si on a un certain mal à se défaire des voitures de police nous ayant pris en chasse.

    Test Need For Speed Most Wanted Xbox 360 - Screenshot 33Les fumées de couleur symbolisent la ligne d'arrivée.

    La police, parlons-en. Celle-ci est assez coriace puisqu'elle n'abdique pas rapidement. Les courses-poursuites peuvent atteindre de longues minutes sans qu'elle soit découragée de nous appréhender. En revanche on remarque qu'elle est peu réactive pour conclure une arrestation si les véhicules parviennent à nous coincer et il est très simple de forcer le passage. Les voitures de police ne se contentent pas de nous suivre mais connaissent parfaitement le moindre recoin de la ville et n'hésitent pas à prendre des raccourcis ou à établir des zones de barrage à l'aide de herses. L'IA est donc dans l'ensemble une bonne surprise car les autres pilotes font rarement d'erreurs idiotes. Par contre, ils jouent davantage des coudes que de leur puissance pour nous écarter le plus rapidement possible. On sera déçu également de voir qu'une fois en tête de plusieurs secondes, on peut voir rappliquer les autres concurrents à nos basques en très peu de temps, même si l'on ne fait pas une seule erreur de pilotage. La réciproque est confirmée car une fois en position de lanterne rouge, on n'a que trop peu de difficultés à remonter aux avant-postes, nos adversaires donnant l'impression de nous attendre. Les collisions entre voitures sont bien reproduites mais il faut y aller très fort pour voir la carrosserie subir les conséquences des accrochages. Finalement, on peut dire que les courses sont assez intenses et les dépassements très nombreux, la simplicité du gameplay permet de ne pas mettre beaucoup de temps avant de maîtriser la conduite, fidèle à celle utilisée dans les précédents NFS. Enfin, le supercontrôle permet de ralentir l'action pendant un cours moment et d'agir sur le déplacement de la voiture pour gagner en précision, notamment dans les phases de gros trafic.

    Test Need For Speed Most Wanted Xbox 360 - Screenshot 34La Mazda RX-8 est un des quelques bolides disponibles au tout début du jeu.

    Graphiquement, on attendait franchement mieux de cet opus. Même si la ville a une vraie personnalité et que les couleurs ont été particulièrement bien choisies, les décors retranscrivent une réalisation plutôt grossière et peu diversifiée. L'interactivité avec les objets ou les autres véhicules est un plus mais ne suffit pas à mettre un peu de variété dans une progression assez répétitive. Les voitures sont par contre très jolies et l'effet donné par l'utilisation de la nitro est plutôt convaincant. En revanche, adieu les néons sous le châssis, les flammes énormes sortant des pots d'échappement et les étincelles qui remplissent l'écran, EA a choisi de faire dans la "sobriété" avec NFS Most Wanted. Finalement, le plus impressionnant est sans aucun doute la bande-son qui est un vrai chef d'oeuvre. Démarrer sa voiture en douceur pour sentir les chevaux pousser et le moteur rugir est un vrai bonheur. Les sonorités sont très réalistes, notamment les montées et descentes des rapports ainsi que l'utilisation de la nitro. Les musiques collent bien à l'ambiance mais les amateurs de morceaux raps des précédents jeux de la série constateront un vrai changement, le rock ayant été privilégié cette fois. Que penser au final de Need For Speed Most Wanted ? Premièrement, les fans de la série connaîtront un temps d'adaptation avant de replonger volontiers notamment grâce à un gameplay fidèle à lui-même. Pour les autres, le titre d'EA étant toujours aussi arcade, il est difficile de se prononcer, la seule chose à savoir est que Most Wanted n'est pas révolutionnaire mais un bon jeu de course affichant une progression sympathique dans le mode histoire

     
     

    Kameo : Elements Of Power

     

    Depuis de nombreuses années, Rare fut synonyme de qualité. On regrette donc que cette société n'ait pas pu faire parler davantage son talent depuis son rachat par Microsoft. Cependant, il semble que la Xbox 360 signe le retour de ces petits génies de la programmation... Le plaisir de ces retrouvailles est d'autant plus important que Kameo est bel et bien un vrai jeu de la firme avec tout ce que cela importe : beauté, originalité et poésie.

    Kameo : Elements Of Power

    Père de Starfox Adventures, Perfect Dark, Conker, Rare fait partie de ces sociétés qui insufflent une âme à leur création. Entretenant plusieurs points communs avec Oddworld Inhabitants (Lorne, reviens nous !!), cette société a toujours conçu ses univers non pas autour d'un personnage central mais bel et bien autour d'une façon de penser, de voir le jeu vidéo comme un moyen d'exprimer des idées, aussi loufoques soient-elles. Ainsi, il est aisé de reconnaître un jeu estampillé Rare au premier coup d'oeil. Kameo n'échappe pas à cette règle, mieux, il en franchit les limites en utilisant la puissance de la Xbox 360 pour donner vie à un monde fantastique (dans tous les sens du terme) régi par la beauté et les bonnes idées. Bien qu'Elements Of Power se soit fait désirer pendant de longues années, nous pouvons désormais l'affirmer haut et fort : Oui, ce jeu est un bijou. Oui il fait figure d'indispensable sur la console et Oui, le mariage entre la puissance technique et l'artistique vient d'être consommé pour donner naissance à une oeuvre plaisante, passionnante, stimulante.

    Test Kameo : Elements Of Power Xbox 360 - Screenshot 73Voici un des rares boss du jeu. Malheureusement, même en connaissant la technique, vous allez galérer.

    Pourtant, le scénario de Kameo ne fait pas figure d'exception en confirmant la règle qui veut que l'originalité soit un vecteur de créativité. Ici, il est question de princesse elfe, de trolls assoiffés de pouvoir, de sages mystiques, d'un précepteur octogénaire, de chevaliers masqués ou encore de guerriers élémentaires. Cependant, en associant tous ces acteurs tout en y ajoutant une grosse louche de beauté graphique saupoudrée d'un peu de magie, on obtient un résultat qui doit autant à L'Histoire Sans Fin qu'au Seigneur Des Anneaux. Ne cherchez donc pas à être étonné par la qualité de l'histoire (qui comporte tout de même quelques surprises) mais plutôt par sa narration qui vous mènera dans des endroits disparates noyés sous les flots, perdus dans les nuages ou enfouis dans les profondeurs de la Terre. Maintenant que nous avons notre scénario, comment allons-nous le faire prendre vie ? Eh bien que diriez-vous d'un jeu de plates-formes/action faisant la part belle aux gigantesques batailles, aux affrontements contre des trolls de 8 mètres de haut et aux énigmes tirant partie de vos capacités ? Topez-là, l'affaire est dans le sac.

    Test Kameo : Elements Of Power Xbox 360 - Screenshot 74Le mode Coopératif n'apporte rien mais il est stupéfiant de voir que l'aspect graphique est du même niveau qu'en solo.

    Et comme nous sommes dans un jeu vidéo où tout ou presque est permis, pourquoi se borner à incarner une héroïne quand on peut jouer le rôle de 11 personnages ? Ceci m'amène à vous parler de la véritable structure du jeu sur laquelle tout repose. Kameo : Elements Of Power fait donc intervenir une elfe du nom de Kameo qui va pouvoir bénéficier au fil de l'aventure du pouvoir de 10 monstres chacun lié à un élément comme le feu, la glace, la terre, etc. Pour ce faire, vous devrez au préalable affronter un monstre de l'ombre (qui se fera de plus en plus puissant au fil de la progression) retenant prisonnier un pauvre petit bout de chou qui se transformera ensuite en un redoutable guerrier dont vous tirerez profit. Le plus intéressant dans tout ça est que chaque monstre dispose de plusieurs pouvoirs que vous pourrez débloquer en ramassant des fraises. Cependant, le fait d'améliorer les pouvoirs de vos compagnons ne sera pas obligatoire, seules les deux capacités de base étant essentielles pour passer certains endroits, affronter des ennemis ou résoudre des énigmes.

    Test Kameo : Elements Of Power Xbox 360 - Screenshot 75Il faut réussir à dénicher des fruits mais une fois que vous en aurez en poche, vous pourrez améliorer vos capacités.

    Vous aurez donc la chance de pouvoir vous transformer en dragon pour brûler vos adversaires, de nager dans des profondeurs abyssales à l'aide de Grand Bleu, de boxer en tant que plante vénéneuse, d'empaler des ennemis sur votre dos grâce à la force de Chilla, etc. Le tour de force n'est donc pas tant de disposer de pas mal de possibilités mais plutôt d'avoir pensé en parallèle à la simplicité d'un gameplay quel que soit le personnage qu'on contrôle. En gros, tout tourne autour des gâchettes qui vous serviront à utiliser vos deux pouvoirs de base ainsi qu'une attaque spéciale en appuyant sur les deux touches. Rien de plus simple mais c'est diablement suffisant. A ceci, on rajoutera tout de même le fait de pouvoir disposer d'une puissance accrue une fois que vous aurez vaincu assez d'adversaires. Ainsi, plus vous frapperez d'ennemis et plus vous aurez de chance de remplir une jauge de Carnage. Une fois que cette dernière sera pleine, l'action passera au ralenti (inévitable !) et vous aurez alors le loisir de frapper vos adversaires en vous déplaçant plus rapidement. Le petit truc qui fait toute la différence vient du fait que la durée de cette attaque variera en fonction de votre capacité à frapper de plus en plus d'ennemis. La porte ouverte à de sempiternels duels post-matrix ? Pas de doute mais dieu que c'est bon.

    Test Kameo : Elements Of Power Xbox 360 - Screenshot 76Une fois la jauge de Carnage remplie, vous pourrez bénéficier d'une puissance accrue.

    Cependant, si on ne peut nier que les combats mettent en exergue les facultés de vos avatars, on est parfois décontenancé par l'aspect "démo technique" de ceux-ci. Ok, la Xbox 360 est capable de bien belles choses mais pourquoi avoir voulu à tout prix nous en mettre plein la vue au détriment du confort de jeu ? Bien que ce genre de problèmes ne soit pas très fréquent, il arrive que l'écran soit tellement aspergé de gouttelettes d'eau ou de sève qu'on n'y voit plus rien. Le surplus d'ennemis est aussi un problème dans le sens où à certains moments, on perd complètement le nord, dépassés que nous sommes par des centaines d'adversaires qui nous assaillent de tous les bords. D'un autre côté, il est très jouissif de pouvoir galoper sur notre cheval de trait (un Epona-like mais sans gnome vert pour nous brailler dans les oreilles) au milieu de centaines de combattants ou de pouvoir assister à des batailles mettant en scène des légions entières de trolls. Le plus impressionnant est que rien ne nous empêche de descendre de cheval et de participer à l'affrontement. Sidérant et très prometteur en ce qui concerne les jeux à venir.

    Test Kameo : Elements Of Power Xbox 360 - Screenshot 77Le fameux aspect "démo technique". Et encore, dites vous-bien que dans le cas présent, ça reste jouable.

    D'ailleurs, comment ne pas encenser les prouesses graphiques de ce titre ? Kameo est un enchantement de chaque instant. Les atmosphères éthérées laissent la place à des passages chaotiques où les météorites s'écrasent sur votre passage avec bruit et fracas, les jeux de lumière donnent vie à des décors a priori banaux, les textures sont incroyablement belles et les animations des personnages ont tendance à vous faire pousser des cris de surprise contentée. Kameo est un authentique chef-d'oeuvre graphique, même si ici aussi, nous n'évitons pas quelques petits défauts liés à un surplus inutile de particules (lucioles, bulles...) ou une représentation des fonds marins un peu décevante. Pour rester dans le rayon des remontrances, citons également une aventure qui se veut légèrement trop facile (à deux ou trois passages près), quelques soucis de caméra ou l'obligation de passer par un grimoire pour changer de transformation (seules 3 étant disponibles par le biais d'un menu d'action rapide). A cela, on peut aussi rajouter un mode Coopératif en splitté qui ne sert à rien puisqu'il permet uniquement de rejouer plusieurs niveaux de l'aventure solo. A ce sujet, pourquoi ne pas avoir opté directement pour une aventure pouvant se jouer avec un ami dans son intégralité ? Ce fut une bonne idée d'autant que la qualité graphique ne perd rien de sa superbe lorsque l'écran est scindé en deux.

    Test Kameo : Elements Of Power Xbox 360 - Screenshot 78Les cavalcades permettent d'admirer les environnements. Attention tout de même à ne pas vous faire voler votre canasson.

    Kameo est au final la parfaite vitrine des capacités de la Next-gen de Microsoft. Superbe d'un point de vue visuel, des possibilités bien exploitées, un gameplay convaincant malgré quelques légers problèmes, une construction solide et synonyme de nombreuses surprises, le résultat se veut à la hauteur de nos espérances. De plus la bande-son est d'une qualité magistrale grâce à des compositions qui ont un côté philharmonique très emphatique. Bien que la gamme de bruitages soit variée, on retiendra aussi un doublage français de bonne qualité quoi qu'un peu effacé par moments. On peut aussi regretter qu'il n'y ait pas plus de boss et qu'on retrouve à intervalles réguliers les mêmes passages qui font malgré tout le jeu d'une ingénieuse coopération entre les différentes créatures. En définitive, ces défauts pèsent bien peu dans la balance et ne brideront en aucune façon le plaisir que vous ressentirez en traversant ce conte de pixels. Rare réussit donc son entrée sur Xbox 360 et si Kameo n'est pas parfait, il préfigure déjà les grands hits qui trouveront refuge sur la Next Gen de Microsoft.

     

    Gun

     

    Les westerns étant trop peu présents dans le domaine des jeux vidéos, la sortie d'un nouveau représentant du genre est en soi un événement qui ne peut que nous réjouir. Difficile, en effet, de ne pas répondre à l'appel de Gun qui nous invite à parcourir les vastes plaines pour de grandes chevauchées au milieu des bisons et des peaux-rouges sous un soleil de plomb. Le Far West a décidément des attraits auxquels il est difficile de résister, mais les développeurs de Gun semblent avoir oublié qu'un contexte attirant ne suffit en aucun cas à faire un bon jeu.

    Gun

    Archétype du cow-boy fier et mystérieux qu'on trouve dans la plupart des westerns, Colton White est un héros dans l'âme. Elevé par un trappeur respectable et expérimenté, notre homme possède enfouie en lui une haute idée de la justice et croit en un certain nombre de valeurs qui le pousseront à défier l'ordre établi pour défendre les causes qui le méritent. C'est le combat de cet homme qui nous est raconté dans Gun, un combat qui lui permettra de rassembler une à une les miettes de son passé pour découvrir quelles sont ses origines et comprendre pour qui et pour quoi il doit se battre.

    Test Gun Xbox 360 - Screenshot 4Techniquement, le jeu n'exploite absolument pas les capacités de la console.

    Gun est un jeu d'action à la troisième personne, mais les développeurs auraient aussi bien pu en faire un First Person Shooter à la Dead Man's Hand tant le côté shoot est omniprésent. Le premier contact avec le jeu nous donne d'ailleurs l'impression que les concepteurs ont eu du mal à se décider entre les deux, car Gun apparaît rapidement comme un compromis assez maladroit entre ces deux genres. En d'autres termes, la prise en main n'est pas immédiate, et il faut du temps avant de se sentir à l'aise avec les commandes, du moins si l'on a l'habitude de ne pas opter pour le même type de visée selon que l'on joue à un FPS ou à un jeu à la troisième personne. Concrètement, le meilleur moyen de cibler un ennemi avec précision est de faire appel au Tir éclair, une sorte de snipe assisté en vue subjective. Une technique que l'on apprend à utiliser dès le départ en compagnie du vieux trappeur, et qui va prédominer tout au long du jeu.

    Test Gun Xbox 360 - Screenshot 5Colton face au grizzly.

    L'un des aspects les plus appréciables de Gun réside dans la façon dont les missions sont agencées entre elles. L'aventure principale se déroule en effet à la manière d'un film, et tous les objectifs s'enchaînent entre eux logiquement, par le biais de quelques cut-scenes. Mais cela n'empêche aucunement le joueur de quitter le rail de la trame principale lorsqu'il le désire, pour errer dans les environnements du jeu à la recherche d'objectifs secondaires. On peut ainsi évoluer librement dans les villes pour se voir confier des quêtes facultatives en dialoguant avec des NPC, ou même sauter sur le premier cheval venu afin de couvrir rapidement de vastes étendues dans les plaines. Des chevauchées qui ne procurent hélas aucune sensation, le cheval se comportant comme le ferait n'importe quel engin motorisé. Attention tout de même à ne pas trop le fatiguer car votre monture s'épuise rapidement et risque de rendre l'âme si vous la poussez au-delà de ses limites.

    Test Gun Xbox 360 - Screenshot 6Prenez les commandes d'un canon pour pulvériser les navires.

    Ceci nous amène justement à évoquer l'une des facettes les plus délicates du titre, à savoir le mauvais goût dont il fait preuve sur certains points précis du gameplay. Réservé à un public adulte, Gun revendique sa classification "+18 ans" d'une façon souvent gratuite. La violence est exacerbée par la boucherie qui résulte des affrontements où les corps sont décapités et où les membres arrachés jonchent le sol tapissé de sang. De la même façon, le fait de pouvoir fatiguer ou blesser à mort ses montures est franchement limite, comme la possibilité d'effectuer des ruades pour piétiner sauvagement tout ce qui passe à portée de sabots : loups, bisons ou êtres humains. Admettez qu'il est difficile de considérer cet aspect-là comme un point fort du titre.

    Test Gun Xbox 360 - Screenshot 7Difficile de manquer mon coup à cette distance.

    Des victimes, vous en ferez de toute façon bien assez comme ça, les missions d'éradication étant prédominantes dans l'aventure principale. D'abord du côté des blancs, Colton n'hésitera pas par la suite à se ranger du côté des indiens pour mettre à mal la cavalerie et se venger de ceux qu'il considère à juste titre comme des assassins. On aurait pu croire que ces missions parmi les peaux-rouges seraient un peu plus variées, mais c'est loin d'être le cas. La seule phase d'infiltration présente dans l'aventure est gâchée par son absence d'intérêt, les ennemis à neutraliser vous tournant tous le dos, et le tir à l'arc n'étant pas suffisamment mis à contribution. A plusieurs reprises, vous aurez également l'opportunité de contrôler des canons ou des mitrailleuses, mais là encore, le gameplay trahit de gros problèmes de jouabilité. Les phases de tir manquent de précision et même le Tir éclair est chaotique à gérer à cause de son caractère assisté qui nous empêche de faire vraiment ce que l'on veut. Les affrontements contre les boss s'en retrouvent d'autant plus pénibles à jouer, et bien souvent, c'est la méthode la plus bourrine qui fonctionne le mieux.

    Test Gun Xbox 360 - Screenshot 8Les missions de protection sont assez fréquentes.

    Dans ces conditions, c'est bien la rapidité à laquelle s'enchaînent les objectifs de missions qui nous pousse à avancer, bien plus qu'un éventuel plaisir de jeu. A plusieurs égards, Gun n'est pas sans rappeler Red Dead Revolver, un titre qui n'était pas exempt de défauts mais qui avait au moins quelque chose à offrir au joueur et qui savait se renouveler à travers la grande variété de situations et de personnages à incarner. A l'inverse, l'optimisation de l'arsenal de Colton ne suffit pas à enrichir le gameplay de Gun au fil de l'aventure, et l'on se prend à scruter constamment le pourcentage de progression dans l'espoir d'en finir au plus vite. A ce sujet, la méfiance est de mise puisque, si vous ne faites pas les missions secondaires, vous arriverez au boss final et donc au terme de l'aventure principale en moins de 7 heures avec un pourcentage de seulement 47% .0 Habile façon de leurrer le joueur sur la durée de vie, d'autant plus quand on sait le faible intérêt des missions secondaires. Au final, Gun ne nous aura pas franchement enthousiasmés, et c'est d'autant plus regrettable qu'il partait sur des bases intéressantes avec un background plutôt réussi. Le reste se révèle hélas bien trop bancal pour valoir l'investissement.

     

    Far Cry Instincts Predator

     
     

    C'est à présent au tour des joueurs Xbox 360 de goûter aux joies du FPS tropical qui se présente à eux avec non pas une, mais deux campagnes solos réunies sur une seule galette. Mais c'est trop de bonheur tout ça.

    Far Cry Instincts Predator

    Ils sont gentils chez Ubisoft, après tout ils auraient pu faire comme sur Xbox, sortir Far Cry Instincts puis son add-on Evolution. Et bien que nenni, aujourd'hui, vous avez les deux pour le prix d'un. Ainsi, vous pourrez constater dans le menu du jeu la présence des deux campagnes, Instincts et Evolution, on ne regrettera qu'une chose à ce niveau, l'impossibilité d'accéder à la seconde avant d'avoir bouclé la première. Un peu dommage, surtout si vous avez déjà pratiqué Instincts sur Xbox et que vous serez donc contraint de le refaire avant de pouvoir découvrir les nouveaux environnements offerts par Predator. Car si la campagne principale laisse la plus grande place aux environnements naturels (dominés par la forêt et la plage, ponctués de marécages), la seconde contient quelques décors différents, dont un bidonville sur pilotis, à titre d'exemple. Pour le reste Far Cry ne change pas en arrivant sur Xbox 360, demeurant le titre qu'il n'est plus nécessaire de présenter.

    Test Far Cry Instincts Predator Xbox 360 - Screenshot 48Embusqué, vous êtes prêt à faire un massacre.

    Autorisant la carte de l'infiltration, Far Cry sur consoles reste pourtant avant tout un titre assez bourrin comprenant un arsenal bien fourni. En pratique, la quantité d'ennemis empêche de jouer de manière fourbe pour tous les liquider. Nonobstant, on pourra commencer par poser quelques pièges permettant d'en éliminer quelques-uns avant d'en envoyer deux ou trois autres ad patres en se planquant dans les fougères. Mais pour les 10 suivants, il faudra le plus souvent se décider à sortir et à mitrailler comme un petit fou.

    Ce qui fait l'originalité du titre reste sans l'ombre d'un doute la mutation du héros. Contaminé par un sérum mis au point par quelque savant fou, Jack Carver va peu à peu développer ses capacités et instincts animaux. Dopé à l'adrénaline (qu'il faudra donc cumuler), notre camarade touriste pourra courir comme un dératé, effectuer des sauts de puma, frapper ses ennemis d'un bras surpuissant et même flairer leurs pistes en visualisant la trace de leur odeur. Et c'est précisément là que se trouve le fun du jeu. Dissimulé sous les fougères, progressant à la manière d'un fauve pour finalement bondir et lacérer sa proie, on prend son pied. Assez limités au début du jeu, ces pouvoirs ne font que croître pour ne révéler leur toute puissance qu'une fois la seconde campagne, Evolution, entamée. Un ensemble de scénarios encore plus primaires, mais aussi plus courts.

    Test Far Cry Instincts Predator Xbox 360 - Screenshot 49Le moteur de Far Cry se montre aussi performant en extérieur qu'un intérieur.

    Sur le plan du gameplay, la conversion Xbox vers Xbox 360 n'a pas apporté de réels changements, fort heureusement ce n'est pas le cas de la technique qui a profité d'un petit lifting. Dommage qu'il soit insuffisant pour soutenir la comparaison avec des monstres tels que Ghost Recon Advanced Warfighter ou Oblivion. Far Cry Instincts Predator n'a toutefois pas à rougir, les textures sont détaillées, la végétation finement ciselée, seuls les modèles de personnages auraient peut-être pu se montrer un brin plus complexes. Il est à noter que la physique ne concerne pas ici que les véhicules mais s'applique également à divers objets, malheureusement sans réelle utilité. Si sur PC on pouvait faire s'effondrer un pont de corde ou un container, la seule application utile dans ce volet Xbox 360 est de faire s'écrouler un mirador de temps à autres.

    Test Far Cry Instincts Predator Xbox 360 - Screenshot 50L'éditeur de map, simple et efficace.

    Fort de ses deux campagnes solos assez pêchues, ce portage n'oublie pas le multijoueur largement dominé par le mode Predator dans lequel un joueur possède un nombre de vie illimité et surtout les pouvoirs bestiaux. Face à lui, des joueurs lambda devant activer un système qui mettra fin à la vie du Predator. En marge, on trouvera un ensemble de modes plus classiques déguisés sous les masques de noms embellis ne cachant que des Deathmatch, CTF et autre Domination. Pour conclure, n'oublions point de signaler aux esprits créatifs que Far Cry Instincts Predator est toujours livré avec un éditeur de niveaux multijoueurs simple d'utilisation et terriblement efficace. De quoi assurer une durée de vie conséquente sur le Xbox Live.