Sebastien's profileSystem Network FlashPhotosBlogListsMore Tools Help

Sebastien Fillion

Lists
No list items have been added yet.

System Network Flash

films,jeux,musique,ordi
November 28

Saw 5 (bonne Qualité)

Saw 5 (bonne Qualité)
Genre : Epouvante-horreur
Type : Megavideo
Ajoué le : 2008-11-26
Sortie le : 2008

LIEN POUR VOIR LE FILMS TOUT SUITE SANS LE TÉLÉCHARGER
Saw 5



Babylon A. D.

Babylon A. D.
Babylon A. D.
Genre : Science fiction, Thriller, Action
Type : Megavideo
Ajoué le : 2008-09-01
Sortie le : 2008

LIEN POUR VOIR LE FILMS TOUT SUITE SANS LE TÉLÉCHARGER
Babylon A. D.
February 19

Tomb Raider Legend

 

Alors que certains pensaient déjà à une épitaphe pour la tombe de Lara, Eidos réorganisait ses troupes en limogeant Core Design pour faire du gringue à Crystal Dynamics. La suite on la connaît. Toby Gard, le père de Lara, est rappelé à la rescousse avec pour mot d'ordre de remettre la série sur les rails de la qualité et de l'aventure avec un grand A. Cette collaboration détonante a désormais un nom, Tomb Raider Legend, et si le résultat n'est pas dénué de défauts, c'est bel et bien la satisfaction qui transparaît le plus lorsqu'on découvre cette septième aventure de Lara.

Tomb Raider Legend

J'avais toujours regardé en avant en laissant mon passé derrière moi pour ne voir en l'avenir que des aventures palpitantes, seul moyen pour moi d'oublier qui j'étais et ce que j'avais dû subir avant de me faire un nom dans le domaine de l'archéologie musclée. Pourtant, je savais qu'un jour, tout s'arrêterait car si j'avais vaincu des sectes sataniques, des humains se croyant plus puissants que des dieux ou le terrible Seth, que pouvais-je faire contre l'inéluctable décompte qui me rapprochait de plus en plus du royaume de la Camarde ? Je suis déjà morte une fois, on m'a ressuscité pour me replonger par la suite dans un abîme sans fond dont personne ne pensait me voir ressurgir... Les fous. J'ai bravé mille dangers, mille raisons d'abandonner et il était dit que ma légende renaîtrait là où tout avait commencé. Je n'ai pas plus de pouvoirs surnaturels que d'ailes dans le dos. Je ne suis pas un ange surgi des ténèbres, je suis juste une femme et s'il faut affronter des souvenirs d'enfance qui se sont mués en sentiments haineux alors je ferai front et transpercerai de ma volonté tout assaillant qui se dressera devant moi. Je suis Lara Croft et me voici de retour.

Test Tomb Raider Legend Xbox 360 - Screenshot 32Les cavernes et autres temples reviennent au centre de cet épisode.

Un Tomb Raider pour les attirer tous et dans l'aventure les lier. Telle pourrait être la maxime de ce Tomb Raider Legend qui arrive à point nommé pour éviter que mademoiselle Croft ne sombre dans l'oubli le plus total. Bien que L'Ange Des Ténèbres ait trouvé son public, Eidos s'est davantage fait l'écho de l'échec critique de cet opus en abandonnant Core Design au profit de Crystal Dynamics. Inutile de dire que cette nouvelle fut accueillie avec autant d'enthousiasme que de perplexité malgré la renommée de ce studio de développement. En effet, le fait d'avoir réalisé de façon brillante la série des Soul Reaver est une chose mais créer un Tomb Raider en est une autre. Pas de panique messieurs dames, ces questionnements sont légitimes et c'est pourquoi nous vous proposons un atout de choix, Toby Gard. Ce joker, subrepticement sorti de l'outre-Manche de l'éditeur, fut un bon moyen de rassurer les fans de la première heure d'autant qu'en parallèle on nous annonçait un retour aux sources synonyme d'un surplus d'exotisme et d'une d'aventure collant beaucoup mieux aux premiers Tomb Raider qu'au dernier segment en date, plus sombre et urbain, il est vrai.

Test Tomb Raider Legend Xbox 360 - Screenshot 33Les phases contextuelles sont surtout là pour accentuer le côté cinématographique du jeu.

Récapitulons, le sieur Toby, le papa de Raziel, un retour en arrière censé nous ramener aux fondements même de la saga. Oui, la formule semble bonne sur le papier mais quand est-il une fois la console allumée ? Rien de moins que la matérialisation sincère et talentueuse de l'espoir de voir à nouveau Lara courir, sauter, nager et bondir telle un félidé agressif et sans pitié. La tigresse est là et bien là et avec elle le plaisir d'assister à une véritable renaissance, celle qu'on espérait tous depuis Tomb Raider IV. Bien entendu, il serait naïf de penser que le jeu est parfait de bout en bout mais comme nous le verrons plus bas, les quelques écueils émaillant la surface de Legend sont vite gommés par une vraie volonté d'aller de l'avant aussi bien dans le fond, qui exploite la mythologie Tomb Raider, que dans la forme qui est parfois indissociable du 7ème art auquel les cadrages et le dynamise de certains plans doivent beaucoup. Sur ce point, on pourra d'ailleurs s'amuser à dénicher toutes les références cinématographiques qui vont de True Lies au M:i-2 de John Woo. Mais l'influence du cinéma ne s'arrête pas à quelques hommages puisque cet épisode fait la jonction avec les deux films de Tomb Raider en utilisant la réplique exacte du manoir desdits longs-métrages. Ce choix permet à la série de se moderniser en affublant Lara de gadgets plus high-tech et surtout d'amis avec qui elle sera en relation directe tout au long de ses escapades par le biais d'un transmetteur. Pas de doute, le temps où la miss ne pouvait compter que sur elle-même est révolu et c'est maintenant en équipe qu'elle organisera ses randonnées pédestres. Au passage, on signalera également qu'on retrouve ce bon vieux Winston ainsi que le dénommé Zip (doublé par Omar) aperçu dans la dernière mission de Tomb Raider V.

Test Tomb Raider Legend Xbox 360 - Screenshot 34Lors des gun-fights, vous pourrez faire exploser plusieurs éléments en appuyant sur le bouton adéquat.

Si on se penche sur l'aventure en elle-même, on se rend compte qu'il est désormais acquis que la série se doit d'être plus accessible. Terminées les phases de plates-formes qu'on recommençait une dizaine de fois, out les architectures complexes de niveaux, bye bye les prises de tête pour savoir quand sauvegarder. Tout a été fait dans Legend pour que le joueur soit à l'aise. Ainsi, il est quasiment impossible de manquer un saut, les énigmes peuvent être résolues plus facilement grâce à un module d'analyse (qui nous renseigne sur les objets qu'on peut pousser, tirer, etc) et le niveau de difficulté influe simplement sur notre résistance face aux balles. Le jeu gagne en intensité (le tout ressemblant parfois aux James Bond d'Electronic Arts) mais perd énormément en durée de vie puisqu'il vous faudra 8 heures pour le terminer la première fois, à moins que vous ne vous arrêtiez pour admirer les magnifiques décors qui nous feront voyager de la Bolivie au Perou, du Japon en Afrique... A ce sujet, signalons que le mélange action/aventure est bien équilibré, les gunfights démentiels (et une fois de plus très EAesques) succédant à des phases de plates-formes saupoudrées d'énigmes. Par contre, on regrettera une IA des ennemis qui va du meilleur, lorsqu'ils ramassent une de nos grenades pour nous la balancer, au pire, en ne bougeant pas d'un iota alors qu'on est a deux mètres d'eux. Cependant, ces affrontements sont parsemés d'explosions en rafale et le fait de pouvoir tirer sur plusieurs éléments du décor ou d'utiliser des armes sur pied accentue encore un peu plus le côté furieux de ces joutes. Les phases en véhicules sont également présentes mais ressemblent plus à un hommage qu'autre chose. Ainsi, seules les motos et un autre véhicule pour le moins incongru dont nous ne parlerons pas ici, sont au rendez-vous et nous donnent l'occasion d'assister à des courses-poursuites plutôt réussies bien que manquant un peu de pêche.

Test Tomb Raider Legend Xbox 360 - Screenshot 35Le bloc : outil indispensable de toute aventurière qui désire de sortir de situations désespérées.

Revenons maintenant sur les énigmes et les phases de plates-formes. Autant vous dire tout de suite que vous ne resterez jamais bloqués plus de cinq minutes vu que la partie réflexion se résume à sa plus simple expression si vous utilisez votre module d'analyse. A part ça, je dois avouer que le level design, mettant à profit l'environnement pour concevoir des défis bien pensés, est inspiré. De plus, n'oubliez pas que votre grappin magnétique sera souvent au centre des énigmes puisque cet item vous servira à vous balancer au-dessus du vide, à tirer certains objets, à avancer, etc. Bien sûr, on retrouve toujours les blocs, ou boules, à pousser afin de bloquer ou activer des mécanismes. D'ailleurs, on saluera l'innovation à ce niveau-là puisqu'on peut maintenant manipuler ces objets à 360°. C'est un coup à prendre mais on s'y fait assez facilement. Et les plates-formes dans tout ça ? Eh bien, elles sont présentes et vous devrez une fois de plus sauter comme une diablesse pour atteindre des endroits improbables, effectuer des roulades pour éviter des lasers, grimper à des lianes, des corniches et que sais-je encore. En parlant de ça, sachez que vous pourrez réaliser ses dernières actions ou plus ou moins rapidement en tapotant sur une touche. La grosse différence avec les autres Tomb Raider est que le tout est bien plus assisté. Il est quasiment impossible de louper un saut vu qu'on nous laisse une bonne marge de manoeuvre et les phases nous demandant des réflexes surhumains ne sont plus. A leur place, on a droit à des "passages contextuels" durant lesquels il faudra appuyer au bon moment sur une touche pour ne pas finir écrasé. Dommage que le tout soit sans grand intérêt (hormis d'un point de vue visuel) et moins ingénieux que dans Resident Evil 4 où la combinaison de touches pouvait varier d'un essai à l'autre pour franchir une même séquence.

Test Tomb Raider Legend Xbox 360 - Screenshot 36Les points de passage sont légion mais on aurait apprécié un système de sauvegarde un peu plus ingénieux.

Dans tout ça, le gameplay est bien plus souple que par le passé et si on se demande encore pourquoi Crystal Dynamics a jugé bon de laisser tomber la jauge de sprint, on a droit à une jouabilité plus ouverte, plus d'actualité qui reprend des idées de jeux comme Prince Of Persia, God Of War ou James Bond : Quitte Ou Double. La frustration vient par contre de temps de chargements longuets (de 15 à 20 secondes à chaque fois qu'on doit recommencer un passage) et d'un système de sauvegarde mal étudié. De fait, si on trouve une kyrielle de checkpoint, il est idiot d'avoir opté pour des sauvegardes se déclenchant automatiquement quand on passe à un endroit T qui peuvent induire en erreur lorsqu'on cherche son chemin en pensant être sur la bonne voie. La bonne nouvelle vient de la caméra (qu'on peut déplacer manuellement) et de la visibilité globale qui reste bonne malgré certains problèmes en intérieur où l'objectif peut se bloquer. Précisons aussi que les combats profitent d'un lock afin d'aligner plus facilement les cibles ainsi que d'icônes au-dessus d'éléments destructibles, histoire de défourailler plus facilement telle une valkyrie enragée. En outre, il est possible de profiter d'une vue rapprochée pour viser plus précisément et à l'image de PoP ou King Kong, un effet de ralenti aux teintes sépia embellira des mises à mort fort élégantes. Stylisé à l'extrême et étudié pour convenir à un large public, Tomb Raider Legend remplit son office en recentrant le débat autour d'une ambiance aventureuse tout en offrant quelques morceaux de bravoure à la belle anglaise. On appréciera ou non la facilité d'ensemble ainsi que les quelques ellipses narratives ou de progression mais au final, c'est bel et bien la détermination des développeurs à aller de l'avant qui ressort le plus et rien que pour ça, le titre de Crystal mérite le respect.

 

Test Drive Unlimited

 

Longtemps retardé, Test Drive Unlimited lâche enfin les chevaux et nous dévoile un univers jusqu'alors très peu utilisé par les développeurs de jeux de courses. TDU comme on l'appelle fréquemment tente le pari osé d'incorporer des notions de MMO et de GTA-Like au milieu de courses classiques se déroulant sur l'archipel de Hawaï. Un lieu qui mêle habilement verdure et bitume pour ce qui s'annonce comme la simulation de la vie d'un amateur de belles carrosseries.

Test Drive Unlimited

Bienvenue à Oahu, une île se situant sur l'archipel de Hawaï. Vous êtes un jeune homme au compte en banque bien garni et débarquez en ce lieu habité par de réels furieux de conduite sportive. Grâce aux 200 000 dollars dont vous disposez, votre premier objectif va être d'acheter une maison équipée d'un garage assez spacieux pour accueillir quelques-unes de vos futures acquisitions. Bizarrement, vous êtes venu sans véhicule et devez en louer un pour parcourir les impressionnants 1 800 km² (1500 km de routes) qui ne demandent qu'à être découverts un à un. Votre objectif, on ne le connaît pas explicitement. Mais vous êtes là et allez profiter de l'environnement et de la présence d'une vingtaine de constructeurs de voitures et motos aussi luxueuses que sportives pour vous imposer comme une légende vivante. Mais n'allez pas croire que vous ne ferez que narguer les forces de l'ordre dans le jeu, vous aurez aussi à prendre soin de votre image (acheter des habits, modifier son visage) et à investir dans de nombreux biens immobiliers jusqu'à ce que Oahu devienne votre jardin privé. On s'attache, il est temps de faire parler vos multiples talents de pilote.

Test Test Drive Unlimited Xbox 360 - Screenshot 489Si la garde-robe de votre personnage est limitée au début, il ne tient qu'à vous de la garnir grâces aux boutiques.

Test Drive Unlimited reprend un concept qu'Electronic Arts a souvent utilisé pour ses Need For Speed : celui de la balade en ville. A chaque virée, vous avez carte blanche pour visiter et revisiter les moindres recoins de l'île, sans pression aucune et sans réelle obligation. Evidemment, ce n'est pas ce qui vous fera avancer, le but est donc d'entrer rapidement dans le vif du sujet et de prendre part à un maximum de courses. Qu'elles se déroulent par checkpoints, en contre-la-montre, en face-à-face, à quatre, six ou huit, l'objectif reste le même : décrocher la première place ou le meilleur temps pour encaisser un peu d'argent destiné à être utilisé aussi vite qu'il a été gagné. Votre véhicule est votre gagne-pain. Il sert également à accomplir des missions diverses qui pourront consister à emballer des top-modèles en leur montrant votre manière de caresser le volant, à convoyer un bolide d'une agence vers son locataire (et vice versa), à jouer les coursiers ou à affoler les radars disposés ça et là, prêts à immortaliser la moindre de vos vitesses de pointe qui dépasseront régulièrement 300 km/h. Même les auto-stoppeurs feront appel à votre rapidité pour voguer d'un bout à l'autre de l'île. Enfin, ayez bien conscience que vous n'êtes pas le seul pilote chevronné ici. En ce sens, vous pouvez, en croisant un spécimen de votre genre, lancer des défis à quiconque se sentira capable de vous tenir tête.

Test Test Drive Unlimited Xbox 360 - Screenshot 490Petit tour chez le concessionnaire pour s'offrir un plaisir. Prenez le temps de l'essayer avant de l'acheter.

Votre progression sera ponctuée par quelques visites chez les concessionnaires où vous aurez la liberté de monter dans le véhicule de votre choix, d'écouter son rugissement ou même de partir l'essayer brièvement. En plus de sa couleur, vous aurez aussi le loisir de choisir ses jantes et le ton d'intérieur selon la gamme de choix disponibles. Bien sûr, vous aurez accès à ses performances et pourrez ainsi mûrement réfléchir avant de jeter votre dévolu sur la monture offrant le meilleur rapport qualité/prix. Quoi qu'il arrive, les constructeurs sont nombreux et possèdent généralement des véhicules (on en compte 125 au total) au prix et à la classe variables, s'adaptant ainsi à votre budget et permettant de trouver celui qui vous donnera accès à telle ou telle course ou mission. D'autant que toutes les plus grandes marques ou presque sont au rendez-vous. Pour ne citer qu'elles, sachez que l'on retrouve Alfa-Roméo, Aston Martin, Audi, Chevrolet, Dodge, Ferrari, Fiat, Ford, Jaguar, Lamborghini, Lotus, Maserati, Mazda, Mercedes, Nissan, Volkswagen (liste non exhaustive). Les motos (essentiellement des Kawasaki) possèdent elles-aussi quelques vendeurs même s'ils sont beaucoup plus rares.

Test Test Drive Unlimited Xbox 360 - Screenshot 491Les vues intérieures changent du tout au tout en fonction du modèle que vous conduisez. Elles sont très jolies.

Parlons maintenant de l'excellent GPS qui accompagne le jeu. Alors qu'on aurait pu l'anticiper comme un gadget, celui-ci s'avère un outil indispensable et un repère dans lequel vous passerez de longues minutes. D'une précision diabolique, il vous guidera là où vous le souhaitez en schématisant votre parcours de la même façon que le fait un géopositionnement par satellite réel. Le plus impressionnant est qu'il dispose de quatre niveaux de zoom ultra précis et entièrement fonctionnels. Il pourra également filtrer le type d'informations à afficher afin d'être le plus lisible possible en évitant de surcharger inutilement l'écran. Cerise sur le gâteau, la voix qui vous guide est délicieuse et parfaitement audible même lorsque vous atteignez un haut régime. C'est sans aucun doute le point le plus sympa du jeu surtout lorsque l'on se rend compte que chaque bâtiment et chaque arbre (ou presque) est représenté sur la carte. Une carte qui illustre largement l'immensité de l'aire de jeu, à tel point qu'il vous faudra approximativement deux heures réelles pour en faire le tour ! A ce titre, les trajets sont parfois vraiment trop longs et se transforment en véritables supplices lorsqu'ils dépassent la trentaine de kilomètres.

Test Test Drive Unlimited Xbox 360 - Screenshot 492Le ciel et quelques effets de lumières sont particulièrement bien réussis à certains moments de la journée.

Niveau gameplay, le jeu se base sur une conduite largement arcade, qui séduira d'abord les habitués des NFS même si quelques notions de simulation viennent atténuer la ressemblance. Il est en effet possible d'activer ou de désactiver certaines aides au pilotage, ce qui conviendra au plus grand nombre. Malheureusement, la conduite contient son lot de points noirs. Le premier d'entre-eux est l'impression de vitesse peu présente, même en vue intérieure à plus de 300 km/h. Le flou exagéré sur chacun des côtés du champ de vision du pilote n'y fera rien, on ne s'y croit pas. Le second est sans doute plus un problème de manette que de jeu puisque le pad 360, bien que très ergonomique et franchement plaisant à utiliser, ne fait pas des merveilles à partir du moment où l'on est forcé d'utiliser le stick analogique pour diriger les véhicules. Trop rigide, celui-ci ôte de la précision au pilotage. La moindre pression peut vous entrainer au carton ou vous sauver la mise. En parlant de carton, notez que seuls les véhicules des civils subissent des déformations sur leurs carrosseries. Notre monture restera impeccable, quelle que soit la gravité de l'accident. Si l'on passera l'éponge là-dessus, on sera un peu plus sévère avec la façon qu'a notre engin de rebondir contre les barrières de sécurité, les arbres ou les panneaux. Chaque collision entraîne ce type de réactions peu crédibles. Dommage.

Test Test Drive Unlimited Xbox 360 - Screenshot 493Voilà l'immense île sur laquelle vous allez devoir faire vos classes. Bon courage pour les trajets de 50 kilomètres...

Rassurez-vous, la conduite possède tout de même quelques atouts intéressants. D'abord, ses vues, au nombre de cinq, toutes très jouables. Mention spéciale à la vue intérieure sublime et incroyablement réaliste (certaines disposent d'une réplique fonctionnelle du GPS). En plus de pouvoir regarder sur les côtés, on peut régler la hauteur et l'avancement de son siège pour un confort optimal. Moins utile mais plus drôle, on peut aussi monter et baisser ses vitres... Dernier détail sympathique, retournez-vous en vue intérieure et vous n'aurez pas un panorama ras le bitume comme on en voit souvent dans d'autres jeux, mais bien un aperçu de l'habitacle et du pare-brise arrière. Là aussi, la vue est fonctionnelle, au même titre que les rétroviseurs intérieurs et extérieurs. La beauté de cette caméra intérieure n'enlève rien aux autres car admirer son bolide en vue extérieure est un régal, tant la modélisation est soignée et détaillée (n'hésitez pas à abuser du mode photo). Malheureusement, le constat graphique n'est pas dénué de tout reproches. La verdure notamment souffre de textures parfois assez vilaines et on note des baisses de framerate assez gênantes.

Test Test Drive Unlimited Xbox 360 - Screenshot 494Allez zou ! La vendeuse et vous allez faire une petite virée pour essayer ce qui sera peut-être votre futur bijou.

Abordons un autre point, la police. Si celle-ci se moque éperdument de vos excès de vitesse répétitifs (même si vous passez à 300 km/h à côté d'une voiture en patrouille...), elle ne laissera pas passer les carambolages que vous provoquez. L'indice de recherche est représenté par trois niveaux distincts. S'il est assez aisé de semer les forces de l'ordre lorsque l'indice est inférieur à 2, il sera beaucoup plus délicat de le faire s'il est de 3. Malgré une IA à la limite du ridicule (les voitures de police se rentrent allègrement dedans et vous ouvrent parfois involontairement les barrages routiers !!), les fanas de sirènes et de "rangez-vous immédiatement sur le côté !" ne vous lâcheront pas d'une semelle. S'ils ne tentent que très rarement les queues de poissons, ils profitent du fait que vous êtes stoppé net à chaque collision pour vous verbaliser (gentiment, en venant frapper à votre vitre et en vous présentant le PV) et vous amputer de plusieurs dizaines de milliers de dollars en fonction de votre résistance et entêtement. Les concurrents, eux, sont déjà plus malins même s'il leur arrive fréquemment de se planter dans le décor. En fait, l'IA manque globalement d'aggressivité et tend à rendre les courses trop banales, d'autant que les tracés sont régulièrement composés de trop nombreuses lignes droites.

Test Test Drive Unlimited Xbox 360 - Screenshot 495Vous êtes ici chez vous. C'est de là que vous pourrez accéder à quelques statistiques ou infos.

Mais Test Drive Unlimited, c'est aussi et surtout un mode Online et une communauté de joueurs. Celui-ci permet de rallonger la durée de vie et de pousser les limites de la difficulté à son paroxysme. En effet, en plus de pouvoir participer à des courses et des défis déjà créés, vous avez la liberté de proposer à tout joueur Online de prendre part à l'une de vos créations via l'accès au "Drive-In". A vous de choisir la difficulté et le type de voiture concerné. A vous aussi de fixer le montant du droit à l'entrée (qui ira bien évidemment dans votre poche) et celui de la récompense en cas de record battu ou de première place décrochée. Evidemment, vous aussi, pouvez relever des défis à votre tour, ce qui est parfois un excellent moyen de garnir son compte en banque tant les sommes mises en jeu peuvent s'avérer considérables. Il faut cependant posséder un véhicule déjà très puissant, vous vous en doutez bien. Enfin, le Online propose aux joueurs de s'identifier par groupe à l'aide de la création de clubs. Ceux-ci seront composés de membres issus de votre liste d'amis et vous pourrez ainsi participer à des tournois et des réunions privées, orchestrées par une sorte de chef de bande, fixant seul les règles à respecter. Chaque club possède son bâtiment, illustration de son existence. Logiquement, ce sont les compétitions interclubs qui pimenteront les parties, d'autant que vous ne pouvez faire partie que d'un seul club, il faut donc choisir le bon et se donner les moyens, en côtoyant des joueurs expérimentés, de dominer l'île de Test Drive Unlimited. Notez pour en terminer avec le Live, qu'un marché d'occasion s'y trouve et permet de réduire les coûts d'achat d'un côté et de se débarrasser des voitures non utilisées de l'autre.

Test Test Drive Unlimited Xbox 360 - Screenshot 496Le ton des sièges et de l'intérieur de la voiture peut être modifié à votre guise, fan de couleurs flashies ou non.

Que dire de Test Drive Unlimited et du boulot du binôme Atari/Eden Games ? Que le pari est réussi si l'on considère que le jeu innove et prend tout de même certains risques dans le genre qui est le sien. Accessible, assez complet et disposant d'un multijoueur (Online uniquement) pouvant accueillir jusqu'à 8 personnes, il est bâti sur des bases solides et attractives. En revanche, l'IA pas folichonne, l'inégalité de la réalisation graphique et les voyages interminables au début de la partie en reculeront plus d'un. A essayer avant d'acheter.

 

Rumble Roses XX

 

Malgré un premier opus loin d'avoir connu un succès faramineux, que ce soit au niveau critique ou au niveau des joueurs eux-mêmes, Rumbles Roses nous fait le grand honneur de revenir nous mettre son tas d'énormes poitrines sous le nez, sans honte aucune. Et comme ils sont malins chez Konami, ils ont camouflé tout ce petit monde sous le couvert d'un jeu de catch. Au moins, de ce point de vue là, DOA Xtreme Beach Volleyball assumait son statut et n'essayait pas de brouiller les pistes. Mais bon, comme certains titres ont tendance à se bonifier avec l'âge, gardons espoir. Un soft avec une sadomasochiste déguisée en Catwoman ne peut pas être totalement mauvais.

Rumble Roses XX

Dès les premières secondes, Rumble Roses XX donne le ton. Vous serez donc assailli de jeunes demoiselles peu vêtues, folâtrant sur des rings illuminés et poussant des cris de rage d'une voix fluette. Une entrée en matière surprenante et qui pousserait peut être à rire si seulement toute cette farandole n'était pas du premier degré qui tache. Néanmoins, guidé par ces femmes sculpturales tout de polygones vêtues, vous pénétrerez sans mal dans le corps du jeu, attiré par le fait de pouvoir vous-même créer votre héroïne rêvée, afin de la faire participer à des rixes relativement violentes. Outre le fait d'avoir l'occasion dérangeante de donner corps à vos fantasmes de manière assez clinique (détermination de la largeur des hanches, tour de poitrine, épaisseur des cuisses et des jambes, etc.), cette phase de préparation s'avère toutefois très précise et vous permettra véritablement de "modeler" un personnage suffisamment original. Une fois un nom donné à votre guerrière et un costume, de mauvais goût, choisi, à vous les joies de la prise du sommeil chère à Undertaker. Néanmoins, sachez que vous pourrez très bien opter pour l'une des catcheuses déjà existantes, dont la plupart sont issues du premier opus. Vous retrouverez donc avec plaisir l'infirmière de choc et sa petite blouse serrée ainsi que la demoiselle arborant une tenue de diablotin en cuir. Bref du grand spectacle ouvertement provocant, qui semble empiéter quelque peu sur le fond réel du soft.

Test Rumble Roses XX Xbox 360 - Screenshot 311Oh ben alors ! Qu'est-ce que tu fais à l'envers toi ? Décidément les jeunes...

En effet si on ne peut décemment se lever, morale au poing, dans le but de crier au scandale étant donné que le titre trouvera toujours son public qui n'est pas à blâmer, il est tout de même plus embêtant de se rendre compte que son seul atout profond reste ce côté sulfureux. Car lorsque l'on se plonge vraiment dans les strates du gameplay et des principes ludiques, il est aisé de rester sur sa faim. Vous noterez évidemment une amélioration de l'interface par rapport au précédent opus, rendant le tout mieux finalisé, plus attirant, mais aucune leçon n'a été clairement tirée. Rumble Roses, à l'époque, manquait cruellement de modes de jeu et ne parvenait pas à s'élever du marasme ambiant. Malheureusement, on retombe dans une problématique similaire avec cette suite un tantinet risquée. Si l'on se base sur le nombre de destinations accessibles sur la carte servant de menu principal, il semble que la profusion soit de rigueur. Mais ce n'est qu'une façade. Dans un premier temps, vous trouverez les principaux lieux axés sur les affrontements, comme le ring de Red Valley, la zone de combat haute perchée de l'environnement Gratte-Ciel, la "scène" de l'Arène, le macadam inhérent à la Rue ou pour finir, les plages de la Station des Iles. Cinq destinations assez peu exotiques, correspondant dans la majeure partie des cas à un gameplay spécifique. Si on excepte ceux de l'immeuble, de la vallée et de l'arène, laissant voir des pugilats classiques, les environnements urbains et maritimes apportent leur lot de nouveauté.

Test Rumble Roses XX Xbox 360 - Screenshot 312La nouvelle idole des rings de la Lozère !

Sachez donc que le combat de rue ne tient pas du tout compte de la gestion de la soumission ou du décompte successif à une prise particulière. Non, dans ce cas présent, vous aurez bien plus à faire à un soft de combat classique, avec la présence d'une barre de vie tout ce qu'il y a de plus habituelle. Le but est alors de frapper votre opposant afin de vider sa jauge de santé en essayant de remporter deux rounds sur les trois proposés. Un principe assez basique mais qui peut valoir pour son aspect immédiat et relativement fun à court terme. Ne plus être soumis aux blocages de membres divers est une bouffée d'air frais qui ne se refuse pas. Même si la jouabilité n'est pas vraiment adaptée à ce mode, car trop imprécise. L'autre versant, sur l'île, se nomme Partie de la Reine. Ici, si le système de base (le catch) n'évolue pas, c'est plutôt la conclusion des rencontres qui varie. Effectivement, vous pourrez, avec le début du match, configurer ce que devra faire la perdante. Une somme de petits défis débiles mais assez rigolos, allant de la danse de la samba au plongeon dans la piscine en passant par les "poses mimi" permettant aux jeunes filles de susciter une admiration enfantine. Très léger, ce mode fait preuve d'un second degré davantage mis en avant, creusant pratiquement une rupture avec le reste du jeu bien plus sérieux dans le côté voyeurisme soft. D'autant qu'en avançant dans les divers duels proposés vous pourrez débloquer de nombreuses petites choses inutiles mais bien évidemment indispensables, comme 17 tenues supplémentaires, 20 maillots de bains, 30 artworks visibles dans le musée, ou encore 31 poses de victoires et ustensiles.

Test Rumble Roses XX Xbox 360 - Screenshot 313Une belle manoeuvre dans ce combat incluant forcément une écolière japonaise fort... gentille

Il faudra toutefois pour cela dépasser les nombreuses conditions relatives au différents modes listés ci-dessus. En effet, chaque combat se verra assujetti à une condition aléatoire et particulière, comme par exemple vous obliger à affronter deux adversaires en étant seul, ou bien participer à une rixe à quatre guerrières se battant chacune pour sa survie. Des variations que vous pourrez toutes retrouver bien évidemment dans le mode Exhibition qui n'a jamais porté aussi bien son nom. Le dépit commence à poindre dès ce moment où l'on se rend compte avec frayeur que la seule présence d'une pseudo évolution se résume à l'envie de débloquer de nouvelles combattantes pour les admirer en pleine séance de prises plus ou moins orientées. Un manque de profondeur qui pourrait s'excuser si seulement le jeu était réussi dans tous les autres domaines, ce qui n'est pas le cas. Autant le système de prises reste très accessible et intuitif, laissant libre cours à un dynamisme étonnant, autant le principe de contres demeure perfectible de par sa trop grande précision. Il vous faudra d'innombrables combats pour penser maîtriser cette technique qui réserve jusqu'au bout des surprises assez désagréables. En revanche, la gestion de la "fatigue" au gré des coups reçus, ou encore le travail en binôme avec sa coéquipière s'avèrent bien mis en place et laisse suffisamment de liberté pour s'amuser sans heurts. Une veine de "fun" qui devient plus nette avec l'arrivée d'attaques spéciales de diverses sortes, pouvant uniquement se déclencher lorsque votre barre de force est à son maximum et d'une possibilité d'humiliation assez perverse mais joviale. Quelques accès sympathiques qui ne font pourtant pas oublier la carence de prises différentes et les errances de la prise en main, notamment lors des phases basées sur la distribution de coups directs. Comme dans le cas du premier opus, Rumble Roses XX aurait pu aisément être un jeu réussi, mais il manque bien trop de consistance pour s'imposer. Sincèrement amusant quelques heures mais vite lassant et surfant facilement sur son côté racoleur, le titre de Konami s'arrête dans les cordes. Pour mieux repartir ? Rien n'est moins sûr.

 
 
 
 
There are no photo albums.
No list items have been added yet.